Le Potentiel (Kinshasa)

Afrique Australe: La SADC publie un « Guide des médias pour le traitement de l'info liée à l'eau »

Kinshasa — Reconnue en tant que bien à valeur économique et culturelle indéniable, l'eau n'en demeure pas moins une ressource limitée en quantité, et donc vulnérable dans l'avenir des nations. Elle pourrait, selon certains analystes, devenir un élément stratégique et constituer, de ce fait, un casus belli entre les peuples avant la fin du 21ème siècle. Voilà pourquoi, le Centre de documentation et de recherche de l'Afrique australe (SARDC, Zimbabwe), un service spécialisé de la SADC (Southern African Development Community), lui a consacré un ouvrage.

Bâtie en 120 pages élaborées par 25 professionnels des médias et experts du secteur de l'eau, la version française du « Reporting on water issues in Southern Africa » livre aux journalistes différents matériaux spécifiques devant les aider à renforcer leurs capacités dans la couverture et le traitement efficace des informations liées à l'eau dans les pays de la région Afrique australe.

Au demeurant, c'est pour contourner le caractère hautement technique - et mystificateur - des termes employés dans la gestion de l'eau et des questions environnementales, que le SARDC et la SADC ont pris l'initiative de faciliter la tâche des communicateurs, dans leur rôle d'agents de vulgarisation.

La présentation du livre a eu lieu le samedi 14 novembre 2009 au siège de l'Eglise du Christ au Congo, situé à Kinshasa-Gombe. Premier à prendre la parole, Ben-Clet Kankonde Dambu, directeur de la rédaction du quotidien Le Potentiel et président du Réseau des médias du Nil (Nile Media Network, NMN), section RD du Congo.

Au nom du Forum congolais de la Société civile du Bassin du Nil - dont le coordonnateur Juakali Kambale avait voyagé le matin même pour Harare, au Zimbabwe - le président du NMN a exhorté la trentaine de professionnels des médias présents à la cérémonie à désormais considérer l'eau comme un sujet de grand intérêt aussi bien pour eux-mêmes que pour toute la population congolaise. Par conséquent, a-t-il enchaîné, « une attention croissante est exigée des médias en vue de couvrir efficacement les sujets relatifs à l'eau et à toutes les questions de l'environnement ».

Ainsi vu, les médias sont interpellés pour jouer un rôle-clé dans le renforcement de la participation du public aux débats et à la prise des décisions concernant la gestion et l'utilisation des eaux dans la région. Succédant au premier intervenant, Joseph Bahunga Kashoky, président a.i. de la Haute autorité des médias (HAM), a lu la « Déclaration de la SADC » adressée aux journalistes de la région à l'occasion du lancement du « Guide des médias pour le traitement de l'information liée à l'eau ».

Ce message « met un accent mérité sur le rôle de plus en plus important des médias dans la communication sur les problèmes liés effectivement à l'eau ». Il invite la population à « s'impliquer dans le débat » autour du sujet. Et rassure les professionnels des médias quant à leur capacité nouvelle de « démystifier le caractère purement scientifique de la question de l'eau ».

Le guide «Reporting on water issues in Southern Africa» est traduit dans les trois langues officielles de la SADC. A savoir, l'anglais, le français et le portugais. Une version électronique existe également sur www.sardc.net.


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