Le Christian children foundation of Canada (CCFC) a initié une tournée de suivi et d'évaluation dans les écoles pilotes de son projet «Children clubs catalyst of developpement», le jeudi 12 novembre 2009, à Ouagadougou.
Trois sites devaient être visités au cours de la tournée du CCFC, le jeudi 12 novembre dernier. Les sites concernés étaient les écoles des villages de Koubri, Kougri et Koumsagha. Ainsi, Kougri, première étape de la tournée a-t-elle permis de mesurer l'impact de l'action de cette fondation sur le bien-être des enfants, mais aussi sur la communauté tout entière. A Kougri, ce sont des enfants tout joyeux qui ont décidé de recevoir leurs hôtes dans la bibliothèque construite par la fondation. Après avoir fait un grand ban aux hôtes de marque, les enfants ont ensuite expliqué que le mois dernier, ils ont organisé une projection sur le VIH-Sida et l'excision. «Qu'avez-vous tiré comme conclusion?», lance Zacharie Nikièma, chargé de parrainage au CCFC. «Beaucoup de satisfaction, mais nos parents ne sont pas venus à la projection», répond un enfant. Le comité de gestion, composé d'adultes, est alors prié de motiver les parents pour les prochaines séances.
Bassiratou Ouédraogo, 12 ans, est un véritable leader dans le groupe. Elle fait partie du club Santé et Hygiène. Issue de l'école franco-arabe, elle se sent comme un poisson dans l'eau dans ce club. «Le club m'a appris la propreté. Il faut se laver les mains avant chaque repas. C'est nécessaire pour éviter des maladies comme le choléra», affirme-t-elle, pleine de conviction. Même son de cloche pour le président de ce club, Sylvain Kaboré, excellent animateur qui a bien «chauffé» la bibliothèque. «Sylvain était un garçon assez calme. Après la formation, j'ai senti qu'il est devenu un vrai leader», souffle l'animatrice Rosalie Konkobo, appelée «tantie Rosalie» par les enfants. L'hygiène, toujours l'hygiène, encore l'hygiène, surtout pour ces communautés villageoises. A l'issue d'une animation, un parent d'élève, Seidou Ouédraogo, n'a pas hésité à reconnaître qu'il aura beaucoup appris de ces enfants.
A Koumsagha, même ambiance joyeuse. Le club a initié un nettoyage des locaux de l'établissement et une projection de film sur l'excision. Tout comme à Kougri, les enfants ont bénéficié de l'appui financier du comité de gestion pour s'acheter de l'essence afin de faire fonctionner le groupe électrogène lors de la projection. Là, le groupe Wend Lamita du Club a initié une causerie, le 8 octobre 2009, suivie d'une projection, le 20 octobre dernier.
A Koubri, dernière étape de la visite, ce sont des enfants propres qui ont accueilli la délégation du CCFC. Ils ont participé à des formations sur l'hygiène et l'assainissement et ils tiennent à en donner la preuve. Le témoignage de Pakmogda Sarata, responsable à la mobilisation féminine du comité de gestion, est assez éloquent. Les retombées du programme sont nombreuses dans ce village. «Depuis la formation, mon fils, Saidou, se douche régulièrement. Il se plaint aussi lorsque la cour est sale. Une attitude qu'il n'avait pas avant». Dans ce village, les enfants passent pour de véritables leaders. Au cours des réunions avec le comité de gestion, ils expriment régulièrement leurs doléances.
Le programme Children clubs catalyst of developpement prend en compte des enfants parrainés, des enfants non parrainés, des enfants scolarisés ou non. Son programme, qui associe des enseignements au leadership, à la santé et à l'hygiène, parraine des centaines d'enfants au Burkina Faso. C'est fort de cette conviction que le CCFC travaille sans cesse pour faire d'eux des adultes utiles à leur nation.
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