Depuis le 16 Novembre dernier, la Gambie abrite la huitième conférence régionale des femmes. Cette rencontre qui va se poursuivre jusqu'au 20 Novembre prochain est une occasion pour les femmes de la sous-région de se pencher et d'examiner les premiers récits du rapport que l'Afrique doit présenter prochainement.
Le Sénégal qui est fortement représenté dans cette série de débats s'est dit satisfait de la qualité de son travail autant dans les domaines de la santé, de l'éducation ainsi que dans la promotion des droits fondamentaux des femmes et l'amélioration des mécanismes institutionnels de promotion et financement de ses femmes.
C'est du reste ce que nous rapporte Ndèye Soukey Guèye, directrice en charge des questions de la famille au Ministère de fa famille, de la sécurité alimentaire, de l'entreprenariat féminin, de la micro-finance et de la petite enfance. En effet sur les douze (12) domaines critiques de la plate forme de Beijing, notre pays a réussi des avancées significatives sur les huit (8) surtout dans le secteur de l'éducation, le maintien des filles et la parité dans les établissements scolaires.
Dix ans après la quatrième conférence mondiale des femmes tenue à Beijing en septembre 95, le gouvernement du Sénégal avait fait de ces domaines une priorité nationale. Ce qui a prévalu à la création de l'agence nationale de la case des tout-petits, la mise en oeuvre du programme décennal pour l'éducation, la construction de lycées et collèges de proximité au niveau national et local, la généralisation de l'aide par l'attribution de bourse au niveau du supérieur, la création d'universités, dans les filières de l'agriculture, de la mécanique, de l'électricité, du bâtiment, de l'agroalimentaire, entre autre.
En dépit des engagements pris par le gouvernement pour la promotion de l'éducation pour tous, rapporte le rapport national, des projets d'alphabétisation fonctionnels ont aussi été exécutés par certaines structures dont, le PAPA, le PAPF Alpha Femme et le Paden.
Dans le domaine de la santé, la prise en charge des césariennes et des fistules obstétricales a constitué un pas important dans la couverture médicale, surtout avec l'implantation des blocs opératoires dans les centres de santé. Concernant les droits fondamentaux des femmes, malgré le fait qu'il reste encore beaucoup à faire, de nombreux résultats ont été notés dans le processus d'égalité, le droit à l'éducation, l'adoption de loi contre la discrimination. Même si dans la plupart des domaines d'intervention, des contraintes existent encore, le rapport national relatif à la promotion de la femme indique que c'est surtout dans le secteur de lutte contre la pauvreté que les femmes d'une manière générale ont plus de problème.
La majeure partie des femmes sénégalaises disposent aujourd'hui d'un faible niveau d'information stratégique sur les opportunités économiques, mais aussi d'une insuffisance de formation dans la plupart des secteurs d'activités les intéressant. En termes de financement note-t-on, les femmes ont peu de chance d'accéder au crédit, ce qui rend d'ailleurs difficile l'accès aux marchés porteurs.
Il faut ajouter qu'en marge de la cérémonie d'ouverture officielle de cette conférence, les experts des pays se sont rencontrés avant même l'installation du bureau femmes et développement qui a été confié à la Gambie.

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