L'Autre Quotidien (Cotonou)

Bénin: Financement du developpement - Le Bénin fait l'nventaire de ses ressources minières et pétrolières

50 ans après son indépendance, le Bénin garde toujours l'espoir de rentrer dans le cercle - très fermé - des pays producteurs de pétrole. En attendant une preuve tangible de réserves de pétrole « économiquement exploitables» pour le pays, le gouvernement mène la réflexion sur l'argent de l'or non pour le financement de l' émergence. C'est l'un des objectifs du symposium sur les secteurs des hydrocarbures et des mises ouverts hier au centre international des conférences de Cotonou.

L'or à Perma, le fer à Loumbou- Loumbou, le calcaire à Onigbolo, le marbre à Idadjo, le granite à Bétérou, le pétrole à Sèmè Avant leur départ, les colons ont tout au moins laissé à la jeune génération ces petites leçons de géographie sur les ressources minières et pétrolières du Bénin. Mais plusieurs décennies après, la plupart de ces ressources ne fait que l'objet d'une exploitation artisanale.

Sans doute en raison de leur proportion ou de leur volume jugé insuffisant, pour mériter l'attention et les investissements des grandes multinationales. Si des études ont prouvé qu'à l'Est du Bénin (du Nigéria à l'Angola), les sous-sols regorgent d'énormes réserves d'hydrocarbures et des mines de tous genres ; et que récemment certains pays de la sous-région sont devenus éligibles au titre des pays regorgeant d'importantes réserves de pétrole, il est quelque peu étonnant que le Bénin, bien que situé au milieu de ces deux bassins pétroliers et miniers, ne dispose que d'une quantité d'or noir non exploitable économiquement.

C'est, en tout cas, le sentiment du Chef de l'Etat, à travers le ministre Kogui N'douro qui estime qu' « il est difficile (aujourd'hui) de convaincre le commun des Béninois » que le Bénin ne dispose pas de réserves pétrolières « économiquement exploitables » au vu de ses réalités. En attendant la grande nouvelle, le ministre N'douro annonce que « la recherche de nouvelles sources de revenus (comme le pétrole) est devenue un impératif » pour l'atteinte des objectifs que le gouvernement s'est fixés. Voilà pourquoi le ministre Barthélémy Kassa souhaite de vive voix un partenariat Public-Privé pour sortir les secteurs minier et pétrolier béninois de « l'ornière et du piétinement » afin qu'ils décollent pour devenir rapidement « une nouvelle source de recette » du budget national.

Bénin : Un secteur minier somnolent

En plus des ressources minières qui sont en exploitation tels que le calcaire dans l'Ouémé (Onigbolo), la réserve d'eau thermale dans le Mono (Possotomè), le pétrole dans l'Ouémé (Sèmè), de nombreux gisements non encore valorisés sont à mentionner parmi lesquels on peut citer le fer dans le Borgou (Loumbou-Loumbou) l'or dans l'Atacora (Perma) les phosphates et le gravier dans le Mono, l'argile dans le Zou, le Kaolin dans l'Ouémé, le sable siliceux dans le Mono et l'Ouémé, le marbre dans le Zou (Idadjo) et dans le Mono (Couffo), le granite dans le Borgou (Bétérou) le galets de quartz dans le Mono (Comè et Sê) et les pierres ornementales dans tous les départements, mais beaucoup plus dans le Borgou, l'Atacora et le Zou. Malgré toutes ces potentialités minières, le secteur des mines et des hydrocarbures contribue « de façon marginale » au Produit Intérieur Brut du pays.


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