Tambacounda — Quelque 450 millions de francs seront investis pendant les trois prochaines années ans par le Programme d'eau potable pour tous et appuis aux actions communautaires (PEPTAC2) pour la mise en place d'Associations des usagers de forages (ASUFOR) dans 35 sites de la région de Tambacounda.
L'objectif est "d'améliorer les équipements des forages, les doter de groupes électrogènes, des pompes manuelles et permettre aux populations de développer des activités communautaires comme l'élevage et l'agriculture", a annoncé mercredi, Fukai Yoshio, chef du projet politiques d'adduction d'eau à la JICA (Agence de coopération japonaise).
Dans cette optique, M. Yoshio a noté que sur ces 35 sites, 7 ont constitué une épargne supérieure à 4 millions, contre 9 dont le niveau d'épargne dépasse 2 millions. Il a en outre indiqué que pour la représentativité des femmes au niveau de ces ASUFOR, sur ces 35 sites, les 31 ont atteint les 30%.
En marge de la réunion du comité de pilotage de PEPTAC2 à Tambacounda, le chef du projet politiques d'adduction d'eau, a annoncé la mise en place d'un système de "suivi en tenant compte des limites en matière de ressources budgétaires et humaines" a -t-il relevé.
"Toute la population a compris que la gestion des forages est une chose importante", a dit Fukai Yoshia.
Pour sa part, Masse Niang, le chef de projet a indiqué que la première intervention du projet a consisté à la réalisation de forages motorisés pour la plupart.
Les populations devront démocratiquement prendre en charge la vie de leur forage, les réhabiliter et renouveler aussi leurs équipements. La deuxième phase prend en compte les pompes manuelles, l'aspect hygiénique, avec la mise en place de comités d'hygiène dans chaque village.
"Pour l'augmentation des revenus des populations, cinq sites pilotes ont été ciblés pour les activités communautaires comme le maraîchage, l'élevage, etc. afin que les populations, à travers l'eau, puissent augmenter leurs revenu", a-t-il conclu.
Fodé Kane, chef de la division régionale de l'hydraulique a souligné que la Coopération japonaise est toujours intervenue à tout moment dans la région en matière d'accès à l'eau potable. "Pratiquement depuis 1979 avec les forages de Malème-Niani, Sinthiou-Malème, etc. Chaque année, il y a des réalisations de forages", a-t-il dit.
Selon lui, "il ne s'agit pas seulement de réaliser mais il faut aussi maintenir ces forages et leurs équipements". Il a ajouté : "pour cela, il faut les doter de bonnes structures de gestion telles que les ASUFOR".
"Tout cela fait que ce projet respecte la politique de réforme de l'Etat en matière de maintenance des forages ruraux. C'est-à-dire faire en sorte que les bénéficiaires soient organisés au point qu'ils puissent prendre en compte les charges de maintenance et d'exploitation" a-t-il dit.
"Le transfert aura lieu en 2010 à Tambacounda, Kolda et Ziguinchor. Mais avant ce transfert, tous les forages qui étaient en panne seront remis à un niveau optimum de fonctionnement allant de 5 à 7 ans, sans qu'il y ait des dépenses majeures" a assuré M. Kane.
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