Banjul — La vice-présidente de la Gambie, Aïssatou Ndiaye Seydi, a salué le rôle joué par les organisations de la société civile sur les avancées obtenues quant à la signature et la ratification de la Convention sur l'élimination de toutes les discriminations à l'égard des femmes (CEDEF) et son intégration dans les législations nationales.
"Les femmes ont assuré le rôle de leadership dans cette lutte et les Ong ont joué un rôle important dans le suivi pour une mise en oeuvre de la CEDEF dans nos Etats", a-t-elle dit en présidant, mercredi à Banjul, la cérémonie dédiée à la célébration du 30-ème anniversaire de la CEDEF organisée par l'UNIFEM.
"Une nouvelle génération de femmes leaders africaines s'efforce de prendre le relais. C'est heureux car il y a encore des efforts à faire pour l'amélioration des conditions des femmes", a encore dit la vice-présidente de la Gambie.
Elle a attiré l'attention sur la crise économique actuelle qui menace de réduire considérablement les ressources pour le financement du genre, soulignant que leur raréfaction conduit à des changements de priorité.
Selon elle, "on a tendance à abandonner le genre quand les ressources manquent".
Elle a mis l'accent sur l'instabilité comme autre obstacle à l'atteinte des objectifs, indiquant que dans ce domaine, "il y a encore de grosses lacunes".
Aïssatou Ndiaye Seydi, également ministre des Affaires féminines de la Gambie, a estimé que "le moment est venu de réfléchir sur des scénarios sociaux et culturels auxquels nous sommes confrontés pour atteindre les buts".
"La Gambie continue de réfléchir et d'oeuvrer pour la mise en oeuvre de tous les engagements pour le respect des droits de la femme et de l'élimination de toutes discrimination à son égard", a-t-elle affirmé.
La Gambie a déjà signé la CEDEF et son protocole et a procédé à l'élimination de toutes les réserves initiales.
Comments Post a comment