L'Agence pour la promotion des activités de la population-Sénégal (Apap-S) cherche des solutions pour maintenir les associations des Personnes vivant avec le Vih sur le front de la lutte contre la pandémie. Surtout que les risques de démobilisation des malades dans la croisade sont réels avec la fin du projet.
L'engagement des Personnes vivant avec le Sida (Pvvih) est dans une phase cruciale. Le projet vers une Participation accrue des Pvvih à la lutte contre le Sida au Sénégal (Paplus) prend fin au mois de décembre prochain.
Les risques de démobilisation des Pvvih dans la sensibilisation pour la prévention, l'amélioration du traitement ou encore le soutien psychologique sont réels à en croire les responsables qui ont organisé le mardi 17 novembre le comité consultatif du projet. Au juste, l'Apaps réfléchit sur les voies de pérennisation des acquis de ces acteurs qui étaient jusqu'ici marginalisés dans la lutte.
« Ces personnes vivant avec le Vih ont accepté de s'engager dans la sensibilisation dans leur localité à visage découvert. Elles ont apporté une grande contribution dans la sensibilisation, dans la prévention et dans la lutte contre la stigmatisation. Il ne faudrait pas que tous ces acquis soient perdus. Les collectivités locales, les programmes nationaux doivent apporter leur soutien pour que le projet puisse continuer d'ici 2 ou 3 ans », a plaidé le directeur exécutif de l'Apaps, le Dr Ibrahima Lamine Diop.
Le projet a financé 9 associations qui ont réalisé au total 575 visites à domicile. Il a aussi soutenu la formation de 126 Pvvih en gestion de financement. Le recentrage, du rôle des Personnes vivant avec le Vih dans la lutte contre cette pandémie au Sénégal a réellement commencé avec le Paplus qui a porté un sacré coup à la stigmatisation, à la discrimination dont les malades faisaient l'objet.
« Ce projet est une contribution à l'amélioration de la réponse nationale au Vih/Sida par la promotion de la dynamique associative chez les Pvvih. Il vise deux axes prioritaires du nouveau plan stratégique national 2007-2011, à savoir la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des Pvvih et le renforcement de la prise en charge communautaire », a fait savoir la présidente de l'Apaps, Marième Diop.
En l'espace de deux ans, le projet a permis d'augmenter le nombre de membres des 9 associations. Celui-ci est passé de 200 en 2007 à 600 en 2009.

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