Le chef de la mission du Fonds monétaire international qui a séjourné au Sénégal du 4 au 18 novembre 2009, a quitté Dakar avec une appréciation globalement satisfaisante. Selon Norbert Funke qui avait à ses côtés Mme Valéria Fichera, représentant résident du FMI, le Sénégal, doit toutefois respecter les engagements pris.
La mission était double : 4è revue du programme de l'instrument de soutien à la politique économique (spe) et 2è revue de l'accord au titre de la Facilité de protection contre les chocs exogènes (Fce). Dans un communiqué envoyé hier à la presse, M. Funke a tiré un premier bilan de ses rencontres avec les plus hautes autorités des départements de l'Economie, des Finances, de l'Energie, des Infrastructures, de l'Agriculture, y compris le secteur privé, la société civile et les syndicats.
Ainsi, pense-t-il, qu'en dépit des chocs subis en 2008 et 2009, ayant conduit à une baisse du taux de croissance de 2,5 % en 2008 à 1,75 % en 2009, la reprise pourrait bien se faire sentir en 2010, avec un taux prévisionnel de 3,5 %. Si bien sûr, le gouvernement poursuit la mise en oeuvre de « politiques économiques appropriées ». La mission qui a salué les progrès réalisés dans les réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques, insiste, toutefois, sur l'importance d'une politique budgétaire prudente qui permet « de soutenir la demande et ne met pas en péril la viabilité de la dette à moyen terme ».
Toutefois, M.Funke exhorte les autorités à respecter les engagements pris, notamment le règlement de la dette des organismes publics et la normalisation des relations avec le secteur privé. Des réformes majeures devraient également être menées, en matière de gouvernance, de transparence et de planification budgétaire. Avec pour ambition ultime d'accroître l'accès au financement et de stimuler conséquemment l'activité des Pme, voies les plus indiquées pour réduire la pauvreté. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

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