Kinshasa — L'ambassadeur de France en RDC, Pierre Jacquemot, et M. Abdou Dieng représentant et directeur pays du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), ont signé un mémorandum d'entente pour venir en aide aux victimes des conflits armés et à d'autres groupes vulnérables en RDC. La contribution financière de 1,5 million d'euros, équivalent à un milliard neuf cent quatre vingt millions de francs congolais, versée par la France, permettra au PAM de distribuer plus de 2 000 tonnes de vivres et de couvrir les besoins de près de 40.000 personnes pendant trois mois.
« Cette généreuse contribution de la France aux opérations du PAM en RDC est la troisième de l'année. Grâce aux précédents dons de la France, le PAM a pu rapidement porter secours à plus de 100.000 personnes déplacées dans l'Est du pays », a expliqué Abdou Dieng, représentant du Programme alimentaire mondial en RDC. L'intervention du PAM vise à améliorer l'accès à la nourriture des personnes en déplacement et aux membres des familles qui les accueillent. De plus, le PAM soutient le retour des personnes déplacées dans leur communauté d'origine si la situation sécuritaire le permet.
Le budget du ministère français des Affaires étrangères et européennes en matière d'aide alimentaire programmée est de 46 millions d'euros pour l'année 2009.
Avec 4,5 millions d'euros d'aide alimentaire pour cette année 2009 (soit 10% de l'aide alimentaire globale française), la RDC est le premier bénéficiaire de l'assistance alimentaire française dans le monde. La France compte parmi les plus importants donateurs aux opérations du PAM en RDC, et renforce ainsi son soutien au peuple congolais et son rôle pionnier dans le domaine de l'humanitaire.
LE PAM EN RDC
Le Programme alimentaire mondial en RDC travaille en étroite collaboration avec des organisations non gouvernementales dont la majorité est constituée d'ONG nationales. Il a également des accords de siège et locaux pour un partenariat avec les agences des Nations unies et le Comité international de la Croix Rouge (CICR). Ce partenariat s'exerce sur le terrain lors des distributions de vivres, mais également au sein de multiples fora de coordination. Il est particulièrement important pour l'assistance aux personnes déplacées internes, aux réfugiés et autres groupes vulnérables en situation de vulnérabilité à l'insécurité alimentaire (surtout pour les femmes et les enfants).
N'étant pas contraintes par les mesures de sécurité des Nations unies interdisant tout mouvement de son personnel en dehors de certaines zones, les ONG y assurent la continuité des activités de distribution de l'assistance alimentaire du PAM. C'est le cas notamment de Première Urgence, Lutheran World Federation (LWF), Association pour le Développement et la Sauvegarde de l'Environnement (ADSSE), Adventist Development and Relief Agency (ADRA), Caritas et d'autres qui accompagnent le PAM dans ses opérations dans des zones où l'accès est souvent très difficile.
Ces partenaires ont bravé et continuent à braver maints obstacles afin d'apporter de l'assistance alimentaire aux personnes vulnérables au nombre desquelles on compte des milliers de nouvelles personnes déplacées, vivant dans des conditions de précarité extrême et totalement dépendantes de l'aide extérieure. Les villages d'accueil des déplacés peinent souvent à assurer le repas quotidien car la nourriture manque.
Aujourd'hui, suite notamment à de nombreuses difficultés d'accès et à l'insécurité, le nombre de partenaires du PAM a considérablement baissé, principalement dans la province du Nord-Kivu. Cette situation contraste nettement avec l'ampleur de la catastrophe humanitaire et les besoins en vivres et biens non alimentaires qu'elle nécessite.

Comments Post a comment