Kinshasa — L'Organisation mondiale des toilettes (OMT) a institué depuis 2001 une journée mondiale des toilettes, célébrée le 19 novembre de chaque année. Objectif visé : promouvoir davantage d'hygiène dans les toilettes publiques et rappeler que 2,5 milliards de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'hygiène inhumaines.
En République démocratique du Congo, cette journée passe inaperçue depuis qu'elle a été instituée et ceci expliquant cela sa population ignore tout de l'événement.
A l'époque coloniale (1908 à 1960), à l'exception des toilettes construites à l'intérieur des maisons d'habitation appartenant aux expatriés et aux Congolais appelés « évolués », celles de plus de 99 % des «autochtones» étaient à l'extérieur. La majorité étaient des toilettes arabes. Qui, il convient de souligner, étaient régulièrement entretenues et étaient propres. Régulièrement aussi, les agents du service d'hygiène arborant un bonnet bleu sur leur tête visitaient les toilettes parcellaires pour se rendre compte de leur état. Pour celles qui étaient insalubres, les agents du service d'hygiène établissaient, au nom des propriétaires de parcelles, une convocation pour payer une amende. Et cela dissuadait d'autres propriétaires de parcelles.
A cette époque, on ne parlait pas de camions vidangeurs, du moins pour les habitants de la cité dite indigène. Cela jusqu'au lendemain de l'accession du Congo Belge (République démocratique du Congo : NDLR) à l'indépendance.
Ayant acquis un autre statut sur le plan politique et social, les Congolais ont commencé à occuper de hautes fonctions réservées jusque là aux expatriés. Cela leur a permis de voir leur niveau de vie s'améliorer. Dès lors ils ont commencé à se construire de belles maisons. Des toilettes, aussi. Pas nécessairement à l'intérieur des maisons d'habitation. Dès que ces W.C. (une abréviation anglaise signifiant water closet) étaient remplis, ils faisaient appel aux camions vidangeurs pour évacuer les matières fécales. Une autre solution était exclue, de peur d'encourir une amende de la part des agents du service d'hygiène.
Dans les rues et avenues de Kinshasa, on voyait sillonner les camions vidangeurs. Cela appelait à une prise de conscience de la population qu'il y avait lieu de vidanger les fosses septiques pour éviter les maladies de toutes sortes.

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