Vingt (20) étudiants issus de différentes facultés de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de l'Ecole Nationale d'Economie Appliquée et des membres du Réseau de Recherche Participative en Afrique au Sud du Sahara (Répas), dont le siége se trouve au Sénégal ; vont descendre dès ce mois de décembre 2009 sur quatre sites pour tester de manière pratique leurs capacités entrepreneuriales basées sur une démarche novatrice de lutte contre la pauvreté.
C'est dans le cadre d'un projet Partenariat Universités/Communautés initié par l'Université de Brighton en Grande Bretagne, des professeurs de l'UCAD, de l'Enea et des experts membres du Répas, une organisation de la société civile.
Les projets initiés pour lutter contre la pauvreté se suivent et se ressemblent. Pour sonner la révolution, le compagnonnage UCAD-Unversité Brighton de Londres-ENEA et REPAS, lance une nouvelle démarche à travers le programme Partenarial universités-communautés qui a été présenté hier, mercredi 18 novembre, aux médias, au cours d'un déjeûner de presse organisé au Restaurant du Saes à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Selon le Coordonnateur des activités citoyennes de l'Ucad, M. Aliou Guissé, par ailleurs, spécialisé en écologie, « ce programme va essayer d'aller au delà de l'action citoyenne ». Il renseigne ainsi que cette démarche innovatrice va prendre en compte quatre modules de formation dont le développement durable, le MARP (Méthode accélérée de recherche participative), l'entreprenariat mais également initier les étudiants à former les populations locales sur les techniques génératrices de revenus.
Le projet qui démarre dès le mois de décembre 2009 va travailler sur quatre sites : Niakhène (Tivaouane), Mboro, Yéba (Sébikotane) et Pikine. Des projets ayant trait à des activités génératrices de revenus comme le maraîchage, le micro-crédit, la lutte anti érosion côtière, l'alphabétisation, et qui seront accompagnés, selon la spécificité et les besoins exprimés par les populations au niveau des différents sites.
M. Guissé de préciser que cette option consiste à outiller les étudiants pour qu'ils soient plus efficaces et pour qu'ils soient plus facilement insérés dans le milieu professionnel au terme de leurs études. Il a précisé, par ailleurs, que le projet va durer quatre ans mais que les premiers 18 mois vont constituer une phase teste avec une étape formation des étudiants, suivie de descentes sur le terrain puis d'une évaluation. Et d'ajouter que l'Université Brighton et British Council vont financer le projet qui va prendre en charge les activités déjà ciblées dans les différents sites et qui tournent autour des activités de maraîchage, du micro-crédit, de la lutte anti-érosion, de l'entrepreneuriat et de l'alphabétisation.
M. Guissé avise qu'au terme de la phase teste, les étudiants vont élaborer des projets qui seront soumis aux partenaires pour financement. Et il souligne de même qu'une grande Conférence internationale est prévue en 2011 à Dakar pour faire le point des différentes expériences qui ont été jusque-là capitalisées sur cette démarche innovatrice dans les pays d'Afrique anglophones comme le Zimbabwe et le Rwanda.
Le responsable du projet, Mohamadou Lamine Kane a estimé que cette initiative nouvellement appliquée au Sénégal arrive bien à son heure. « Nous sommes conscients que l'université doit s'ouvrir fondamentalement à la communauté et le 21ème siècle nous le commande », a t-il souligné. A l'en croire, « le budget n'existe réellement pas mais le plus important c'est que nous avons une gestion collégiale à travers un comité de pilotage ». Pour réussir ce pari, cette phase teste va bénéficier de l'expérience de l'Université Brighton sous la houlette de Mme Juliette Millican qui va accompagner les acteurs sénégalais durant tout le projet.

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