Un procès sans accusés, inculpés d'adultère, d'infanticide, de complicité d'adultère et d'infanticide, se tient depuis hier au tribunal de première instance de Parakou.
Courant 1989 à Djougou, Inoussa Mama Sanni engrosse dame Imorou Mariatou qui était dans les liens de mariage avec Issifou Awali, étudiant en Arabie Saoudite. Après avoir tenté vainement de la faire avorter, Inoussa Mama Sanni instruit son amante de tuer l'enfant à la naissance.
Alors, le mercredi 02 août 1989, Imorou Mariatou, après avoir accouché clandestinement d'un garçon au domicile de ses parents en l'absence de ceux-ci, enveloppe dans un pagne le nouveau-né qu'elle étrangle avec une ficelle avant de le mettre dans un sac de voyage.
Le bébé asphyxié rend l'âme. Mais le pot aux roses fut découvert, car dame Imorou Mariatou avait perdu beaucoup de sang. Dans un état d'inconscience, elle fut transportée à la maternité d'où elle indiqua à ses parents, l'endroit où elle avait caché le nouveau-né. Le corps était en putréfaction avancée. Le réquisitoire de l'avocat général requiert contre les accusés absents à la barre, 20 ans de réclusion.
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