Banjul — La 8-ème Conférence régionale africaine sur Beijing +15, ouverte depuis lundi à Banjul, est l'occasion pour des organismes du système des Nations unies et des organisations de la société civile de proposer la mise en place de nouveaux mécanismes et des alternatives de financement du genre pour atteindre les objectifs visés et permettre aux Etats de tenir leurs engagements.
Une réunion parallèle s'est tenue sur le thème : "La crise économique et son impact sur les femmes et la réalisation des cibles de l'égalité des sexes dans les 12 domaines critiques du Programme d'actions de Beijing" et a réuni l'UNIFEM, le PNUD, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds de développement pour la femme africaine (AWDF).
Les présentateurs comme les nombreux participants à la rencontre sont unanimes sur la nécessité pour l'Afrique et le monde de trouver des solutions urgentes en vue d'enrayer les effets de la crise sur la mise en Å"uvre de la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF).
Leurs propositions ont porté sur l'imminence d'une prise de conscience de la part des Etats et des institutions financières internationales sur les dangers que peuvent avoir la raréfaction des ressources pour la mise en Å"uvre de la CEDEF, un instrument international considéré comme la Loi fondamentale des femmes pour le développement.
Estimant que la crise est une forme de violence sur les femmes dans le sens où elle menace sérieusement l'atteinte des objectifs au moment où on célèbre le 30-ème anniversaire de la CEDEF, le panel a invité les gouvernements à améliorer leur gouvernance et à dégager un modèle de mobilisation de ressources.
Ils doivent, selon les panélistes, développer le partenariat entre le privé et la société civile afin de mettre en place un système de mobilisation des ressources.
La communauté des donateurs est également invitée à plus de coordination, à assurer la durabilité des financements et surtout à ne pas utiliser la crise comme excuse. Sur un autre registre, la question de la participation de l'Afrique à la gestion du système financier international a été soulevée, de même que la réforme de ce système.
Des propositions allant dans le sens d'une planification et d'une utilisation efficiente des ressources ont été formulées ainsi que le repositionnement du planning familial, car pour certains il faut planifier aussi le développement.
Ils ont appelé à revoir la dépendance aux financements des bailleurs de fonds et invité les Africains à trouver les moyens de compter sur leurs propres ressources pour financer leurs initiatives de développement, entre autres.
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