Dakar — Le ministre de l'Elevage, Oumou Khaïry Guèye Seck, a reconnu, mercredi, un "léger déficit" en moutons dans le département de Dakar, affirmant que ce manquement sera comblé dans les jours à venir pour permettre à toutes les familles d'avoir un mouton.
"Il y a un léger déficit dans le département de Dakar, mais ça va être vite comblé les jour à venir. Et même s'il n'est pas comblé, les habitants de Dakar pourront venir s'approvisionner dans le département de Pikine", a notamment dit le ministre de l'Elevage.
Elle procédait, dans le cadre de la préparation de la Tabaski prévue le samedi 28 décembre, à la visite des points de vente normalisés de Rufisque, Foirail de petits ruminants (Sotiba), Liberté 5 et Yoff Ndeugagne.
Mme Seck avait affirmé, au sortir d'un Conseil interministériel consacré à la préparation de la Tabaski, de mettre en place toutes les commodités dans les lieux de vente de moutons, 10 jours avant la Tabaski.
Cela vise à permettre aux éleveurs, marchands de bétails et commerçants, de pouvoir faire une offre suffisante en moutons et couvrir la demande qui est de 670.000 moutons cette année.
"Donc, tout ce que nous devions faire mes collaborateurs et moi, notamment le directeur de l'élevage a été fait et cette tournée permet de constater, relever les manques et les corriger", a-t-elle expliqué.
Selon Oumou Khaïry Guèye Seck, le foirail de Sotiba est le plus grand point de vente de la région de Dakar. "C'est ici que nous recevons pratiquement 60 pour cent de l'offre en moutons de la région de Dakar", a-t-elle relevé.
Malgré le déficit constaté dans le département de Dakar, Mme Seck a estimé tout de même que l'offre en moutons est "assez suffisante", avec un surplus constaté de plus de 5.000 moutons sur le département de Pikine.
"Dakar est devenue très étroit pour la vente des moutons. Mais je voudrais rassurer les Sénégalais mais également demandé aux éleveurs de faire encore quelques efforts pour que les Sénégalais puissent accéder facilement aux moutons cette année", a dit le ministre de l'Elevage.
Mme Seck a toutefois noté que dans certains points de vente, notamment à Rufisque, il y a eu quelques manquements dans les recommandations. A Rufisque, a-t-elle précisé, il y a des problèmes d'électricité qui ne sont pas tout a fait au point en sus de manque d'agents de sécurité.
A cela s'ajoute la cherté de l'aliment de bétail qui varie entre 3000 et 6500 FCFA le sac.
Sur ce cas précis, le comité de gestion des foirails dit avoir préféré attendre la dernières semaines avant de distribuer l'aliment de bétail subventionné.
Selon le ministre de l'Elevage, si l'aliment est distribué à J moins 10 et alors que l'ensemble des éleveurs n'est pas encore présent sur Dakar, il pourrait y avoir des contestations.
"Mais, a-t-elle affirmé, les quotas sont attribués aux différents foirails et les bons sont disponibles. Ce sont eux qui veulent attendre avant d'enlever".
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