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Gabon - « Relations bilatérales, Climat, Conseil de sécurité », au menu des premiers entretiens Ali Bongo-Nicolas Sarkozy vendredi à l'Elysée

Libreville — Le premier séjour européen du président Ali Bongo Ondimba, après Rome et Londres, connaîtra, vendredi, son épilogue avec, selon un communiqué de l'Elysée, un « déjeuner » entre les chefs d'Etat gabonais et français pour évoquer « la politique de " l'émergence" que promeut le président Bongo Ondimba, l'avenir des relations bilatérales mais aussi les grands enjeux internationaux dans la perspective du sommet de Copenhague et de la prochaine entrée du Gabon au Conseil de sécurité des Nations unies ».

GRANDS DOSSIERS INTERNATIONAUX

Si l'on en croit nos confrères de Radio France Internationale (RFI), « Paris entend rallier le Gabon et plus généralement l'Afrique à l'axe franco-brésilien pour le prochain sommet de Copenhague sur le climat. Les responsables français informeront aussi Ali Bongo des positions françaises et européennes sur les grands dossiers internationaux comme l'Iran, l'Irak et l'Afghanistan sachant que le Gabon entrera prochainement au Conseil de sécurité de l'ONU comme membre non permanent ».

A compter de janvier 2010, le Gabon y siègera, pour un mandat de deux ans, aux côtés de l'Autriche, du Brésil, de la Bosnie-Herzégovine, du Japon, du Liban, du Mexique, du Nigéria, de la Turquie et de l'Ouganda.

Principal organe de décision de l'Organisation des Nations unies (ONU), le Conseil de sécurité compte quinze(15) membres, dont cinq(5) permanents dotés du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie).

Mais, cette visite à Paris d'Ali Bongo Ondimba se déroule sur fond d'inquiétude chez les industriels français de la filière bois, opérant au Gabon, rapporte de nombreux journaux de l'Hexagone.

La décision du Conseil des ministres du 5 novembre dernier portant sur l'interdiction d'exporter le bois brut ( ) pour « créer davantage de richesses pour juguler le chômage notamment des jeunes et des femmes et d'exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée », a permis au quotidien « Le Monde » de faire réagir Anthony Bouthelier, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) qui estime qu'« Ali Bongo a raison de vouloir développer la transformation du bois sur place, mais cette décision brutale prise sans la moindre concertation est un mauvais coup pour les investisseurs et passe à côté de l'objectif ».

CODE FORESTIER

Aussi, le puissant lobby français du secteur a-t-il « promis d'en appeler à l'Élysée », nous apprend une autre quotidien « Le Figaro » au moment où « Le Monde » croit savoir que les industriels ont « saisi la cellule diplomatique de l'Elysée en remettant une note réclamant des délais et des mesures de compensation ».

Sur son site web , le Figaro rappelle que : « Pendant sa campagne, M. Bongo avait en effet promis de "faire du Gabon un pays émergent" dont l'un des piliers serait la forêt et ses 22 millions d'hectares ( ) » où « la majorité de la production, jadis fleuron de l'exploitation coloniale, est aujourd'hui exportée et transformée à l'étranger (80 % vers l'Asie) » tout en mentionnant qu' « une filiale du groupe Bolloré est le principal opérateur pour la France ».

Comme pour rafraichir la mémoire, "Le Monde" note: " Le code forestier adopté sous Omar Bongo en 2001 avait prévu de porter à 75 %, en dix ans, la part de la production transformée localement. Le taux actuel est estimé entre 40 et 50%".


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