Conakry — Le forum des forces vives est en pleine déconfiture. La structure a montré beaucoup de carences à cause des jeux de coulisses de certains leaders qui paraissent aujourd'hui incontournables pour le bloc. Les pires actes de discriminations sont entrain de se manifester: ethnocentrisme, copinage, régionalisme, droit d'ainesse, etc.
Toutes les raisons semblent valables pour exclure certains, notamment ceux qui montent en puissance, alors que les plus vieux de la classe politique nationale ressentent le malaise profond de voir les leaders jeunes leur ravir la vedette.
Le climat de suspicion et d'adversité qui règne actuellement au sein de cette classe politique fait penser à la thèse d'une Opposition en mal d'amour, et dont la côte de popularité est entrain de connaitre une chute libre dangereuse. Il existe sans nul doute des clans au sein du forum des forces vives. Récemment, les syndicalistes ont constaté leur marge d'actions extrêmement réduite, parce qu'ils avaient entamé une discussion avec la Présidence de la République sur la révalorisation à 100% des salaires des travailleurs, alors que les leaders de Partis Politiques avaient opté pour la stratégie de la chaise vide envers le CNDD. Cette attitude de marginalisation avait été ressentie comme un terrible choc, et avait culminé à la fissure du bloc uni des forces vives.
La junte en avait même profité, en s'appuyant sur les élus locaux et préfets de l'intérieur.
Aujourd'hui, au moment où les négociations sont de plus en plus serrées au Burkina Faso, l'aile dure de l'Opposition menée par Jean-Marie Doré et Sydia Touré n'en finit plus de faire la guerre aux autres membres de la classe politique. Ces deux leaders sont même soupçonnés de jeux dangereux, en faisant semblant de faire partie des forces vives mais en agissant discrètement à la solde de la junte, Jean-Marie pour des raisons ethnocentriques, et Sidya Touré parce qu'il est convaincu d'être nommé Premier Ministre du gouvernement d'union nationale que proposent le Capitaine Dadis dans son mémorandum soumis aux négociations de Ouagga. Peut-être que la junte, ou plutôt ceux qui ont des intérêts à l'interne, continuent de tirer les ficelles pour destabiliser la classe politique.
Côté administration, le CNDD aussi ne tient plus que sur un seul pied: plusieurs hauts cadres de la structure craignent d'être mis à la touche si les négociations de Ouagga aboutissent à la mise en place de ce gouvernement d'union.
Puis reste la question des oubliés de l'armée. Les anciens potes du systême Conté qui n'ont pas trouvé leur place dans ce régime, mais qui sont des officiers supérieurs d'une armée au Pouvoir et qui les ignore: c'est chaud, pire, ça sent l'implosion.
En fin c'est Toto tire Nama et Nama qui tire.....que tirera.......le diable.........le peuple.
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