Libreville — Les agents des forces de Police, de la Gendarmerie et des Douanes, renforcés par les responsables de l'OIPC-Interpol, ont déclenché, mercredi, à travers la capitale, la banlieue et sur la Nationale 1, l'opération dénommée « Gbanda 3 » visant à retrouver un certain nombre de véhicules volés à l'étranger notamment en Chine et qui seraient écoulés en Afrique centrale, ont constaté les reporters de GABONEWS.
Huit unités fixes traquent essentiellement des voitures de marque Rav4 qui auraient été mises en circulation à Libreville après avoir été dérobées au pays du soleil levant, a-t-on appris de bonne source. La descente sur le terrain a commencé par un tour chez les différents concessionnaires de la place. Les forces de l'ordre et douaniers tentaient de débusquer des opérateurs qui, dans le secteur automobile, florissant, exercent leurs activités à la lisière de la légalité. Pour combattre cette forme de criminalité transfrontalière, Interpol a transmis des informations « capitales » permettant aux différentes équipes, mobilisées, d'optimiser leurs recherches. Chaque unité, sous la conduite d'un officier, dispose d'un ordinateur permettant de fournir des données précises pour la détection des véhicules « suspects ».
STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LA CRIMINALITE TRANSFRONTALIERE
Afin de garantir le succès de cette opération, des policiers, douaniers et gendarmes avaient récemment renforcé leurs capacités lors d'un séminaire. « Nous avons appris à reconnaître les différents numéros de série permettant d'identifier un véhicule et si celui-ci est compatible avec la carte grise », a confié un des agents sous couvert d'anonymat. A son passage au Commandement en chef des Forces de Police, une équipe de GABONEWS a pu constater la saisine de nombreuses automobiles. Une opération similaire s'était déroulée en 2008 au Gabon, au Cameroun, au Tchad et au Congo, quatre (4) des six pays de la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).
Dans cette zone, les chefs de police s'étaient retrouvés en mars dernier à Yaoundé (Cameroun) pour élaborer une « stratégie de lutte contre la criminalité. A la tribune, la sous-directrice pour l'Afrique au secrétariat général de l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC) Interpol, Elizabeth Kuteesa avait rappelé que l'environnement dans la sous région se caractérisait par l' « importation massive de véhicules volés à travers le monde, le trafic illicites des armes à feu ( ) le trafic des stupéfiants, la prolifération des médicaments contrefaits ( ) ».
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