Les dirigeants des mouvances Rajoelina et Ravalomanana organisent des tournées à l'allure de pré-campagne, avec force promesses à l'appui.
Qui veut aller loin ménage sa monture. La Transition inclusive et consensuelle n'est pas encore en place que voilà les dirigeants des mouvances Rajoelina et Ravalomananana à se lancer sur le terrain, multipliant les tournées en province.
«On va tourner la page (...) Nous demandons à ce qu'il y ait une solidarité pour clarifier le choix du peuple. La transition est là pour défendre son choix sacré», a déclaré Fetison Andrianirina, co-président du Conseil présidentiel, hier au cours d'un rassemblement à Ambatondrazaka.
Accompagné de Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès, Fetison Andrianirina a ensuite fait un crochet à Vohidiala, là où est implanté le silo du groupe Tiko. Dans leur programme, ces deux fers de lance de la mouvance Ravalomanana au sein des institutions transitoires, ont ensuite rallié Tanambe.
À ce jeu de la politique de proximité et de contact avec la population, Andry Rajoelina, président de la Transition, n'est pas non plus en reste. Ce jour, il est attendu à Nosy Be pour la célébration de la Journée de l'industrialisation selon le programme établi par le ministère de l'Industrie et du commerce. Il devrait également se rendre à Ambanja pour inaugurer un tronçon de route.
Le chassé-croisé entre les têtes de pont du Tiako i Madagasikara (TIM) au sein de l'Exécutif de la transition Andry Rajoelina a commencé le samedi 14 novembre. Fetison Andrianirina et Mamy Rakotoarivelo ont visité Antsirabe, un autre haut-lieu de l'investissement de Marc Ravalomanana. Pour sa part, le président de la Transition s'est rendu à Brickaville. Il a débloqué près de deux milliards d'ariary pour payer le personnel de la société sucrière Sirama. Il va continuer sur sa lancée à Nosy Be, dans un secteur où l'ancien président Ravalomanana avait fait un tam-tam médiatique pour prêter main forte aux sociétés sucrières.
Avenir radieux
Dans son allocution à Brickaville, Andry Rajoelina n'apas manqué de promettre un avenir radieux au secteur. «Danstrois ans, nous exporterons du sucre», s'est engagé le président de la transition. La Présidence a apporté sa version des faits concernant la démarche de Rajoelina qui veut faire comprendre son souhait de s'engager sur le moyen terme dans les domaines socio-économiques. «Il est du devoir de Andry Rajoelina, en tant que chef d'État, de faire tourner l'administration, sans attendre les solutions aux problèmes politiques», a indiqué son communiqué du 17 novembre.
Interrogé sur ces déplacements, Ange Andrianarisoa, chef de délégation de la mouvance Ratsiraka, préfère insister sur la nécessité de la mise sur pied du gouvernement. «Chacun a sa manière de travailler. Pour nous, la priorité du moment est la formation du gouvernement afin de débloquer les aides financières», a-t-il avancé. «L'intérêt supérieur de la Nation devrait guider les actions de tout un chacun, comme l'avait fait le président Ratsiraka, en faisant beaucoup de concessions au cours des différentes négociations», a-t-il conclu.
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