Kinshasa — Il n'est un secret pour personne que l'Union pour le développement du Congo a fait de la défense des intérêts du pays et des masses, notamment les masses travailleuses, son cheval de bataille.
Elle prend position, elle dénonce chaque fois que l'intérêt supérieur de la nation est menacé. C'est cela d'ailleurs son credo. Un credo qui s'inscrit dans la droite ligne de la quête du mieux-être du peuple congolais et qui a le mérite de différencier profondément l'UDCO d'autres formations politiques qui s'illustrent par un manque d'engagement dans la marche des affaires nationales.
De toute façon, l'UDCO dont Banza Mukalayi Nsungu est le présent national, ne rate jamais une occasion pour voler au secours des Congolais sacrifiés sur l'autel de certains intérêts. Et comme elle l'avait fait, il y a peu, dans l'affaire ONATRA et GECAMINES, elle est revenue à la charge. Cette fois-ci par la voix de son président fédéral pour la ville de Kinshasa, M.Mpasi-A-Bongo Dora Michel, député national élu de la Tshangu. Occasion : réunion mensuelle d'évaluation des activités de la Fédération de Kinshasa, le 15 novembre 2009, dans la commune de Barumbu où s'était transposé le siège fédéral.
Dans la déclaration politique qu'elle a publiée à l'issue de cette réunion, l'UDCO/Fédération de Kinshasa a fait siennes les revendications des vendeurs dans les magasins des expatriés en plein centre ville.
INTERPELLATION
On sait que les travailleurs de l'avenue du Commerce à Kinshasa/Gombe ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis de leurs employeurs, expatriés pour la plupart, et qui, apparemment, ne veulent jamais comprendre leur situation sociale.
Face à cette situation, l'UDCO/Fédération de Kinshasa appuie totalement les revendications, du reste fondées, des vendeurs des magasins des expatriés. En effet, les ventes dans les magasins sont effectuées au taux du jour du dollar constant, tandis que la paie de ces travailleurs est basée sur un taux vieux de plusieurs mois. « C'est là, dénonce la Fédération de Kinshasa, un signe de méconnaissance totale ou du non respect des textes légaux et réglementaires d'un pays souverain qui est la RDC ». Voilà pourquoi l'UDCO/Fédération de Kinshasa déplore cet état de choses. En même temps, elle invite le gouvernement à y « veiller scrupuleusement ». Cela est d'autant plus vrai que l'exploitation de l'homme par l'homme est prohibée de par les droits de l'homme.
Qui plus est, l'UDCO/Fédération de Kinshasa est d'avis qu' « il est grand temps que le gouvernement veille au respect du principe de l'exercice du petit commerce réservé aux seuls Congolais, au regard de la loi ad hoc ».
A ce que l'on sache, cette loi n'a jamais été abrogée. Elle devrait donc être respectée sans faille. Dans tous les cas, « dura lex, sed lex », dit-on. Le gouvernement est, une fois de plus, invité quant à ce ; le peuple congolais attend des solutions immédiates, cette situation ayant trop duré. Et comme « la patience a des limites », à l'UDCO on estime que le gouvernement ne doit pas l'ignorer.
C'est au cours de cette même réunion du 15 novembre que M. Gilbert Gibenda Benda a été nommé vice-président fédéral de Kinshasa chargé de la jeunesse. A travers cette nomination, l'UDCO montre combien elle attache une importance particulière à la jeunesse, la strate la plus dynamique de la société congolaise.
Comment en serait-il autrement lorsqu'on sait que « la jeunesse est l'avenir de demain et qu'elle doit donc être préparée », comme l'a rappelé à cette occasion le président fédéral de l'UDCO/Kinshasa.

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