La Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho) a donné sa position dans l'affaire des indemnisations des victimes des déchets toxiques. C'était au cours d'une conférence de presse, jeudi dernier à son siège situé à Cocody.
Ce, après la plainte de Claude Gohourou, président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d'Ivoire (CNVDT-CI). Ce dernier, ajoutera "veut connaître le contenu de la transaction signée avec leurs avocats et la société Trafigura qu'il jugerait opaque."
Selon André Kamaté, président de la Lidho, "cette plainte trouve son fondement juridique. Mais elle bloque la phase pratique de dédommagement " a-t-il mentionné. Il a soutenu que,"le président de la CNVD-CI ne peut moralement s'arroger le droit de bloquer le paiement des dommages de ces co-victimes.
D'autant plus que des voix discordantes de la sienne s'élèvent çà et là pour exiger leur compensation. Sans vouloir interférer dans les affaires de justice, mais au nom de la paix, la Lidho demande à Claude Gohourou de retirer sa plainte à l'effet de lever le séquestre sur les fonds afin que les victimes qui le désirent soient soulagés ; à Leight Day & Co de mettre à disposition de ses clients le contenu de la transaction conclue avec Trafigura, car quand on a rien à cacher on est transparent", a-t-il indiqué.
Il a rassuré la CNVDT-CI et son président de sa disponibilité à l'aider à connaître toute la vérité sur le dédommagement des victimes des déchets toxiques. André Kamaté a conclu par un appel à l'endroit des victimes qui ne sont pas satisfaites de l'arrangement obtenu, qu'elles sont fondées à changer de défenseurs.

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