Kinshasa — L'origine de l'incendie qui a ravagé, le mercredi 18 novembre 2009, les archives nationales médicales conservées aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) n'est pas encore connue. L'heure est à l'évaluation des dégâts matériels. Cela sur instructions du ministre de l'ESU, Léonard Mashako Mamba qui, après s'être rendu sur les lieux du sinistre le même jour aussitôt informé, a, de nouveau, effectué hier mercredi 19 novembre le déplacement de CUK, accompagné du vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli.
Les deux membres du gouvernement ont fait le tour des locaux du service d'archivage après avoir reçu les explications, de la part du médecin-directeur des Cliniques universitaires de Kinshasa et du directeur technique de l'Intendance générale de l'Université de Kinshasa (Unikin), sur les dégâts causés par le sinistre. L'incendie, qui a été maîtrisé après 1h30', a consumé toutes les archives gardées au rez-de-chaussée d'où le feu serait parti, a indiqué le médecin-directeur. Qui a fait remarquer que ces archives, dont les dossiers datent de novembre 1957 à nos jours, sont les plus anciennes de l'Afrique centrale.
Il a également fait observer que, outre quelques appareils abîmés surtout lors de leur déplacement en vue de les préserver du feu, une partie du secrétariat du département de médecine a été touchée Et que le tuyautage et le câblage ont été endommagés.
Le médecin-directeur a aussi noté que le laboratoire est resté intact, avant d'ajouter qu'il n'y a pas eu de perte en vies humaines. Sauf trois blessés dont le commandant du service anti-incendie. Quant à l'origine de celui-ci, elle demeure encore un mystère.
Par ailleurs, bien que la dalle en béton séparant le rez-de-chaussée du premier niveau n'ait pas été touchée, le tuyautage et le câblage ont été sérieusement endommagés, a, pour sa part, dit le directeur technique de l'Intendance générale de l'Unikin. Qui a exigé que l'on procède au décapage pour la réhabilitation de ces matériaux affectés. Ce, avant la reprise du travail au premier niveau qui abrite notamment la maternité.
De son côté, le ministre de l'ESU a déploré le fait qu'avec la disparition de ces archives, c'est le coeur de l'université qui s'arrête de battre. Aussi a-t-il recommandé au comité de gestion de l'Unikin et autres responsables des CUK de lui soumettre un rapport succinct sur l'évaluation de tous les dégâts ; de mener une enquête à laquelle seront associées, entre autres, l'Agence nationale de renseignements (ANR), la police universitaire et celle des cliniques ; d'identifier les boucles d'incendie qui sont aux CUK et leur état de fonctionnement, sans oublier de faire la comptabilité en nombre d'extincteur ; et de prendre des mesures conservatoires concernant la délocalisation provisoire du laboratoire et des auditoires. Ce rapport, a-t-il fait valoir, sera soumis au gouvernement.
A noter que le vice-premier ministre Bongeli a souligné que l'exécutif ne restera pas indifférent aux dégâts causés par le sinistre des CUK. Et qu'il soutient l'ouverture d'une enquête pour déterminer l'origine de l'incendie.

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