Kinshasa — En marge de la célébration du 20ième anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant, le 20 novembre 2009, ces jeunes ont rappelé que l'année dernière à la même période, ils ont présenté leurs requêtes auprès du Parlement et du gouvernement pour accélérer les travaux d'adoption et la promulgation de la loi portant protection de l'enfance. Leur cri de coeur a été entendu puisque « cette disposition légale a été votée par le Parlement et promulguée par le chef de l'Etat en janvier 2009.
Selon le porte-parole des enfants, « cette loi a marqué une avancée significative dans l'amélioration des droits de l'enfant, mais il y a aujourd'hui 10 ans qu'aucun décret ou arrêté n'a été signé pour qu'elle soit appliquée effectivement ». Il a ensuite rappelé que lors de la commémoration, le 16 juin de la journée de l'Enfant africain, les enfants membres du Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue ont sillonné tous les ministères qui s'occupent des enfants pour déposer leur mémorandum dans lequel ils réclamaient l'application effective de la loi portant protection de l'enfant.
Les ministres avaient promis de tout mettre en oeuvre pour que les enfants puissent retrouver leurs droits. Cependant, les jeunes enfants ont constaté une certaine léthargie. C'est pourquoi, à l'occasion de la célébration ce 20 novembre 2009 du 20ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant, ils ont lancé un appel au gouvernement et aux acteurs impliquées dans la protection de l'enfant, de conjuguer les efforts pour surmonter les obstacles de la mise en oeuvre effective de la loi portant protection de l'enfant afin que tous les enfants de la RDC puissent bénéficier des droits et de la protection reconnus à l'enfant par les lois de ce pays.
Quelques défis d'ordre pratique et réglementaires ont été évoqués. Il est question d'installer d'une façon effective les tribunaux pour enfants dans l'ensemble du territoire national au plus tard dans les deux ans qui suivent la promulgation de la loi et la formation des magistrats qui y seront déployés, d'éradiquer les systèmes parallèles de détention illégale des enfants ; de former les assistants sociaux et de les affecter dans les tribaux pour enfants.
Les ONG des jeunes enfants souhaitent l'application effective de l'arrêté du ministère du Travail relatif aux travaux légers et salubres. Et de relever le défi sur l'applicabilité de l'arrêté du ministère des Affaires sociales portant réglementation du placement social et portant création d'un corps des assistants sociaux.

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