Louga — Les femmes du village de Moukh-Moukh, dans la communauté rurale de Thiamène (Louga), qui ont reçu des formations en technique de greffage de fruits, de transformation laitière et de maraîchage, affichent désormais le sourire, grâce des activités génératrices de revenus.
Trouvée dans le champ expérimental du village, Ndèye Ndiaye soutient que les femmes de Moukh-Moukh formées dans le cadre du Projet de développement rural durable (PDRD) du Japon sont "désormais occupées toute l'année dans les champs ou à l'unité de transformation laitière".
"Avec les connaissances acquises en techniques de compostage, de greffage de fruits, de maraîchage et de transformation laitière, nous sommes maintenant capables de trouver des solutions à nos besoins et aux préoccupations de nos familles", a souligné Mme Ndiaye.
"Le projet japonais est venu s'adosser sur l'Association des usagers du forage (ASUFOR) afin de développer des activités en agriculture, élevage, formation des populations", a indiqué l'agent de la direction régionale du développement rural, Modou Mbow.
"Les femmes de Moukh-Moukh ont appris et pratiquent aisément les techniques d'élaboration de culture sans utilisation d'intrants chimiques, d'écartement et d'aménagement des parcelles, de compostage avec un usage rationnel de l'eau", a relevé M. Mbow.
Elles ont obtenu l'année dernière 200.000 francs de bénéfice avec leurs productions de gombos, de navets, de carottes, d'aubergines, de jujubes, etc., a-t-on appris.
Le lait transformé est conservé dans un réfrigérateur mis à la disposition des femmes par l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), emballé et les bénéfices tirés de la vente servent à payer les factures d'électricité et à rétribuer les gérantes de l'unité de transformation.
Le projet japonais, qui s'étale de 2008 à 2011, veut parvenir à un développement communautaire à travers les fonds et la capacité d'organisation de l'ASUFOR, à travers un système de production durable, la valorisation des fonds de développement et la correction de l'iniquité et de la répartition des bénéfices.
"Le forage a été réhabilité avec l'appui du guide religieux de la localité qui a acheté il y a quatre mois une nouvelle pompe et de la tuyauterie à hauteur de 4 millions", a fait savoir le président de l'ASUFOR, Serigne Dia.
"Nous restons devoir aujourd'hui seulement un million de francs au marabout", a dit M. Dia relevant combien l'AUSFOR qui gère ce forage qui dessert 11 villages est "fonctionnelle et dynamique.
"Cette visite est initiée en vue de la célébration en 2010 des 50 années de relation diplomatique entre le Sénégal et le Japon", a soutenu la chargée des relations publiques de la JICA, Couro Wone qui a relevé que son agence a fusionné avec la Banque japonaise de développement international pour davantage aider à réaliser des infrastructures à travers des prêts.
La JICA, qui a ouvert son bureau dakarois en 1989 a, de 2003 à 2007, injecté quelque 524,6 milliards. Elle amené 1.300 Sénégalais en stage au Japon ou ailleurs, construit plus de 1.500 salles de classe. Elle a également construit et équipé plus de 120 forages et réalisé 14 infrastructures pour la pêche.
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