D'après l'alliance des organisations de la société civile, adhérant aux accords de Maputo, l'Acte Additionnel signé par les quatre mouvances lors de la rencontre d'Addis-Abeba dénature le Conseil Economique et Social (CES) dans sa vocation initiale et met en danger sa mission, du fait que 40 places sur les 72 seront désignées par les quatre mouvances.
Dans un communiqué publié hier, et signé notamment par certaines organisations et associations telles que le GESCI et le CONECS, les OSC ont fait savoir qu'elles ont entamé un lobbying au niveau des différentes mouvances politiques, afin de les persuader de remettre la désignation des 40 membres à la société civile et au secteur privé. Et ce, tout en tenant compte de la problématique sur le caractère de Loi de l'acte additionnel.
Menace. Faut-il rappeler qu'initialement, la formation de cette Institution de la Transition a été réservée aux associations et organisations, issues de la société civile. Madeleine Ramaholimiaso du SEFAFI a déjà menacé de s'abstenir de participer à cette institution si cette structure prévue dans l'acte additionnel est maintenue.
Parallèlement à la formation du Gouvernement Mangalaza, qui devrait être formé demain, si l'on se réfère au calendrier élaboré dernièrement par les membres du Conseil présidentiel, l'on constate que le consensus, au niveau du Conseil Economique et Social, risque également d'être difficile à trouver.
En outre, alors que la Plate-forme nationale malgache de la société civile a déjà remis une liste, composée de 32 membres à la Présidence de la Transition, l'alliance des OSC adhérant aux accords de Maputo prévoit également d'organiser une Assemblée générale, visant à désigner les membres de cette Institution de la Transition.

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