Parce que Vicat n'a pas respecté les clauses du contrat de reprise de la Sococim en faveur des populations, les cadres de Rufisque ont cru bon de regretter cette attitude. Ils vont jusqu'à dénoncer le contrat.
Les cadres de Rufisque, regroupés dans la convention des cadres, s'insurgent contre ce qu'ils appellent une fourberie scandaleuse de la famille Crémieux. Selon ces derniers, c'est pendant la gestion du Parti socialiste, particulièrement en 1998, que la Sococim a été vendue au groupe Vicat.'L'Etat était représenté par Habib Thiam, alors Premier ministre. Mais aussi par Alassane Dialy Ndiaye, ministre de l'Industrie, Daniel Kabou et Cheikh Tidiane Diop. Les cadres de la cimenterie étaient également de la partie', rappelle François Goudia Guèye, président de la convention des cardes de Rufisque.
Pour les cadres, 'dans les clauses de la vente, Pierre Crémieux, alors patron de la Sococim avait proposé 2 % du bénéfice et une fondation pour la valorisation de l'espace communal'. Poursuivant leurs complaintes, ils affirment que le groupe Vicat avait acheté la Sococim à 150 milliards alors que le vieux pionnier du ciment qui se trouve être Crémieux a acheté les actions de l'Etat à 10 milliards 142 millions de francs Cfa. 'Ces actes qui figurent dans le dossier de vente peuvent être vérifiés auprès du ministère du Budget, à la Primature, au ministère des Finances et au cabinet du regretté Mayoro Wade. Aujourd'hui, c'est Ito qui hérite du dossier de la Sococim', clame François Goudia Guéye.
'La Sococim n'a nullement respecté le pacte qui le lie aux Rufisquois. La ville de Mame Coumba Lamba est écrasée, oubliée par les repreneurs de la cimenterie', dénoncent-ils.'L'Etat du Sénégal a été floué dans ce contrat.
Aujourd'hui, tout le monde se rend compte que c'est une perte énorme pour l'Etat et le contribuable rufisquois. Vicat, le repreneur de la Sococim, ignore les 2 % que la cimenterie doit affecter à la commune pour appuyer le développement local', soutient François Goudia. Pour lui et ses camarades, en lieu et place, la cimenterie continue, chaque jour que Dieu fait, de spolier les terres lébous. 'Après les maraîchers de Bargny et Rufisque, le groupe Vicat va encore chasser les femmes transformatrices de poissons qui travaillent derrière l'usine Bata depuis 1941', dénonce François Goudia Guèye.

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