Faire le point sur la rentrée scolaire 2009-2010 et surtout mesurer et/ou évaluer les performances du système éducatif à partir d'indicateurs ciblés. Voilà les lignes de force du séminaire-bilan que le ministère de l'Enseignement préscolaire, de l'élémentaire, du moyen secondaire et des Langues nationales organise à Dakar depuis hier, jeudi 19 novembre. Devant prendre fin samedi, la rencontre se destine par ailleurs à faire « le suivi-évaluation » du Programme décennal de l'éducation et la formation (Pdef).
Regroupant des responsables du ministère, des représentants d'institutions partenaires de l'Etat et des acteurs non étatiques , le séminaire bilan de la rentrée scolaire 2009-2010 a démarré ses travaux hier, jeudi 19 novembre. Pendant trois jours, les participants sont appelés à échanger et à partager sur les performances, contraintes et réalités du système éducatif sénégalais, notamment dans les sous ordres du préscolaire, de l'élémentaire et du moyen secondaire.
La rencontre qui se tient jusqu'à samedi permettra, de manière spécifique, aux divers acteurs de mesurer et d'évaluer les performances du secteur à partir d'indicateurs ciblés. Occasion pour le directeur des ressources humaines du ministère de l'Enseignement préscolaire, de l'élémentaire, du moyen secondaire et des langues nationales, Adama Diouf, d'indiquer que quelque 8500 maîtres contractuels ont été formés sur toute l'étendue du territoire national lors des grandes vacances scolaires. « Il s'agit des maîtres contractuels de la 10ème, 11ème et 12ème génération », a précisé M. Diouf. Lequel a tenu par ailleurs à a rappeler que cette formation du corps émergent non-diplômé, qui rentre dans le cadre du protocole d'accord signé avec les organisations syndicales, constituait un point central dans les négociations. S'agissant des professeurs contractuels non-diplômés, le directeur des ressources humaines du ministère a souligné que tous les titulaires de licence et de maîtrise seront formés cette année à l'ex-Ecole normale supérieure devenue la Faculté des Sciences et technologies de l'éducation et de la formation (Fastef).
Réfléchissant pour sa part sur la problématique de la gestion du système, le secrétaire général du ministère Mafakha Touré a afffirmé que « L'option prise depuis 2008 de promouvoir dans le secteur la gestion axée sur les résultats (Gar), constitue un pas important dans le processus d'institutionnalisation de la reddition des comptes dans l'école ». Et M. Touré d'indiquer que le secteur est aujourd'hui mieux outillé avec la clarification de la vision et du dispositif de suivi-évaluation, revisités et mis à jour selon les exigences de la gestion axée sur les résultats. Toute chose qui s'avère de premier ordre d'autant que « l'instauration de la culture de suivi-évaluation est une obligation pour un système qui veut être à l'avant-garde du développement ».
Notons enfin que le séminaire-bilan auquel prennent part des représentants d'institutions partenaires de l'Etat et des acteurs non-étatiques constitue aussi un cadre pour accorder une grande place au partage et à la validation du dispositif de programmation et de suivi du Programme décennal de l'éducation et de la formation. Pour cette raison, les conclusions du séminaire qui prend fin samedi contribueront à l'amélioration de l'efficacité et de l'efficience de l'exécution du Pdef, aux niveaux central et décentralisé.

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