Abidjan — « ... Les populations de Kongasso ne se dresseront jamais contre un décret présidentiel ».
Mise eu point on ne plus vigoureuse de la fédération des jeunes responsables d'associations des jeunes de la sous-préfecture de Kongasso suite à la récente sortie d'un autre responsable des jeunes, Goua Tagbo Emile, qui dénonçait le décret N) 2006-187 du 27 juin 2006 portant création du département de Kounahiri et rattachant Kongasso à ce département. C'était lors d'une déclaration faite devant la presse, à Adjamé.
Les deux localités, jusqu'alors dépendantes du Worodougou, se voyaient également rattachées désormais à la région de la Marahoué. Que nenni, n'ont eu de cesse de clamer la Coordination nationale des jeunes de Kongasso dirigée par Goua Tagbo Emile. Après plusieurs dénonciations, il a remis le couvert récemment au cours d'une conférence de presse relayée par plusieurs quotidiens dont Fraternité Matin, dans sa livraison du 26 octobre dernier.
Les réactions ne se font pas fait attendre. La fédération des jeunes responsables d'associations qui a décidé de donner le change était soutenue par un groupe de cadres et autres responsables de la localité. Mamadou Bamba, au nom des jeunes, et Bagaté Mohamed Messi, au nom des cadres, ont affirmé avec force « l'adhésion des populations » à ce décret qui, à leurs yeux, sonne comme une opportunité offerte à Kounahiri pour prendre son essor. Ceux qui s'y opposent le font par calculs politiciens et puérils, ont-ils lâché, non sans dénoncer quelques autorités politiques « tapis dans l'ombre et qui tireraient les ficelles ».
Contrairement à ce qu'affirment ceux-là, qu'ils considèrent comme une « minorité dissidente », la population de Kongasso tout entière a salué cette décision. En attestent, diront-ils, « la présence massive des chefs de canton, des chefs de villages et des propriétaires terriens et des populations » à la réunion du 15 octobre à Kounahiri, à l'invitation d'un émissaire du ministre de l'Intérieur.
Les deux porteurs de parole se gardent toutefois de considérer cet acquis comme la victoire d'un camp sur un autre. Ils parlent plutôt de « victoire du développement de Kongasso sur son sous-développement » et invitent tous les fils de la localité à le rejoindre « le train du développement » ainsi en marche et que « rien ne pourra arrêter ».
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