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Conakry — Les forces vives ont clairement fait savoir leur point de vue par rapport aux recommandations du facilitateur désigné de la CEDEAO, Blaise Compaoré, dans les pourparlers interguinéens au Burkina Faso.
La classe politique, les syndicalistes, ainsi que les acteurs du Conseil national des organisations de la société civile ont rejeté en bloc les propositions du médiateur. Les forces vives estiment que le départ de la junte du Pouvoir est un point non négociable.
Autant dire, selon le forum des partis poliques, que toute négociation se fera sur la base de ce point. " Ils doivent s'en aller", précise un responsable politique de l'aile dure de l'Opposition.
Autre point, Le Président de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo, appelle aussi à la reprise des négociations sur la même base: le départ du Capitaine Dadis du pouvoir.
Trois jours de sursis ont été accordés pour revenir à la table des négociations à Ouaga et débattre de la crise politique qui mine la Guinée depuis que les forces vives ont boycotté une réunion du Chef de l'Etat au Palais du Peuple,et qui a culminé le 28 septembre dernier, à l'assassinat de plus de 150 civils ( selon les Nations Unies ) par des militaires.
Ce retour à la table de discussions, l'opposition guinéenne le conditionne à une négociation qui n'oubliera pas d'intégrer les recommandations de la CEDEAO, du Groupe de Contact International sur la Guinée et de tout le reste de la Communauté internationale. Ces différentes instances avaient notamment indiqué qu'une sortie de crise rapide en Guinée devrait se fonder sur la démission du Capitaine Dadis et de tout son cortège.
A Conakry, presque tout le monde parle d'une complicité entre les deux Chefs d'Etat: Blaise et Dadis, sinon l'absurdité des points proposés par le médiateur est telle que si les forces vives avaient accepté, c'est tout le peuple de Guinée qui aurait refusé.
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