Après Brickaville, le président de la Transition Andry Rajoelina s'est rendu au chevet du personnel de l'unité de production sucrière à Nosy Be. « Nous allons vous apporter jusqu'à Ar. 1,5 milliard », a-t-il affirmé au cours de son allocution, hier sur l'île aux Parfums.
« Votre vie va changer car certains d'entre vous toucheront jusqu'à 300 millions, 100 millions, 80 millions de francs », a-t-il ajouté. Andry Rajoelina a martelé l'un de ses thèmes favoris à savoir la concrétisation de ses promesses. « Je vous ai promis de résoudre votre problème au mois de juillet. Le gouvernement vient à vous pour en apporter la solution. Nous allons vous octroyer tous les salaires impayés et non pas seulement ceux de ces dernières années », a-t-il avancé.
L'unité de production sucrière Sirama de Nosy Be n'est pas la première à avoir bénéficié des décisions présidentielles. Le samedi 14 novembre, Andry Rajoelina s'est rendu à Brickaville où il avait débloqué près de deux milliards d'ariary pour le personnel de la société.
Le geste de Andry Rajoelina est vu d'un mauvais oeil par les autres mouvances. Après Brickaville, Fetison Andrianirina, co-président de la Transition, s'était interrogé sur la démarche au nom de l'orthodoxie financière. « Dans quelle rubrique du budget de l'Etat a-t-il puisé pour financer l'opération ? Le président de la Transition s'est -t-il référé au Premier ministre pour prendre un tel acte de gouvernement ? »
Régis Manoro, membre de la délégation de la mouvance Albert Zafy, critique également l'initiative. « Une fois de plus, cela prouve son reflexe unilatéraliste. Chassez le naturel, il revient au galop», a-t-il fustigé.
Comments Post a comment