Les jeunes officiers conseillers à la présidence sont mis à l'index par le commandant Roger Luc. Celui-ci est intervenu hier.
Le commandant Roger Luc a réagi d'une manière solenelle contre la déclaration du « Collectif des jeunes officiers ». Il a saisi la célébration de l'anniversaire de la 20ème promotion de l'Académie militaire (Acmil) dans la ville d'Eaux pour marquer le coup.
Contrairement à son attitude à l'aéroport d'Ivato le 28 août 2009, le « Ombimanga » de la 20ème promotion de l'Acmil a tenu un langage soigné hier à Antsirabe, tout en pointant du doigt les jeunes colonels, à la fois conseillers à la présidence en matière de sécurité.
Il a cherché à tout prix à éluder toute question relative à la répartition des ministères en vue de la mise en place du gouvernement d'union nationale. Ainsi, il a évité de parler de la politique lors de la conférence de presse en présence d'environ 90% des membres de la 20ème promotion, dans l'enceinte de l'Acmil.
« Ce sont cinq personnes qui ont fait la déclaration, mais pas tous les militaires », a-t-il souligné hier en faisant allusion aux lieutenants-colonels Charles Randrianasoavina, ainsi que René Lylison et consorts. Ces derniers avaient revendiqué mardi lors d'une conférence de presse au palais d'État à Ambohitsorohitra, qu'au nom de la loi régalienne, les ministères de souveraineté devraient revenir à la mouvance du chef de l'État. Donc, les autres mouvances ne devraient plus les toucher.
Neutralité militaire
Joint au téléphone hier soir, le commandant Roger Luc a avancé que son intervention s'apparente en quelque sorte à un rappel à l'ordre. « Elle consiste à préserver la neutralité militaire et l'unicité du commandement », a-t-il expliqué.
Le commandant Roger Luc s'est distingué le 28 août 2009 en tenant tête au commandant Charles Randrianasoavina (il avait ce grade à l'époque) et son équipe qui, selon certaines sources, voulaient arrêter Manandafy Rakotonirina, membre de la délégation de la mouvance Ravalomanana aux négociations à Maputo, dès son arrivée au pays. Il avait aussi été aperçu à Ivato lors de l'arrivée de l'ancien Cemgam, le général Edmond Rasolomahandry. En service au premier Régiment de la force d'intervention (1er RFI) à Ivato, il s'occupait de la surveillance à l'aéroport. Une fonction qui justifie sa présence sur le lieu à ce moment.
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