La coopération entre l'AFD et la mairie d'Antananarivo se porte bien. Le projet Grand Tana bénéficie de financements pour quatre grands volets.
Le projet Grand Tana dans lequel sont groupées douze communes de la périphérie à côté de la commune urbaine d'Antananarivo, bénéficie du financement de l'Agence française de développement (AFD). Quatre grands volets d'intérêt commun
seront mis en place. Edgard Razafindravahy, président de la délégation spéciale d'Antananarivo et à la tête de l'Organisme public de coopération intercommunale/Gestion intégrée des déchets solides (GIDS) et Olivier Pezet, directeur de l'AFD, accompagné de Nicolas Yves Le Clec'h, coordinateur régional dans l'océan Indien en ont discuté, hier.
Deux volets portent sur l'assainissement. L'un d'eux, financé à hauteur de deux millions d'euros ,consiste en la fermeture du dépotoir d'Andralanitra, déjà saturé. Le deuxième, ou projet GIDS, bénéficie d'une enveloppe de 15 millions d'euros. Les deux autres projets s'attaquent à l'urbanisme. Il s'agit de l'entretien des ruelles dans les fokontany, prévu se réaliser avec un fonds de 15 millions d'euros. Le quatrième volet est axé sur la finalisation de la rocade reliant la commune urbaine d'Antananarivo à la commune rurale d'Ambohimangakely et Ankadikely-Ilafy.
Projets prioritaires
Les invités du PDS ont signalé que la rencontre d'hier a permis aux deux parties de voir les aboutissants des projets. « Nous allons nous concerter pour définir les projets prioritaires », souligne Olivier Pezet. Dans son propos, le PDS a tenu à affirmer que certains des projets ont déjà démarré depuis un certain temps. C'est le cas de la décharge d'Andralanitra, où la clôture du territoire s'effectue progessivement depuis l'année dernière.
Selon un urbaniste, la gestion des déchets constitue un des piliers du développement, marié à la préservation de la santé publique. « L'augmentation de la consommation par habitant et les déchets générés risquent d'entamer la santé de la population, surtout en milieu urbain, tant qu'une gestion de ces déchets n'est pas assurée », laisse-t-il entendre. La capitale produit en moyenne 140 000 tonnes d'immondices par an, à raison de 400 tonnes par jour. Mais le démarrage du projet GIDS fera l'objet d'une visite prochaine des maires membres de l'OPCI à l'étranger, afin de profiter des expériences des pairs.
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