Gabonews (Libreville)

Gabon: Transport urbain - Le SYLTEG conditionne la fin du "saucissonnage" des trajets par le règlement de plusieurs paramètres

Libreville — Le Président du Syndicat libre des transports terrestres du Gabon (SYLTEG), Jean Robert Menié, a conditionné vendredi, à Libreville, la fin de la pratique "astucieuse" de "saucissonnage" des trajets, initiée par les chauffeurs de taxis - bus dans les communes de Libreville et d'Owendo, par la révision du coup de la tarification actuelle de transport et l'amélioration de plusieurs paramètres dont les routes.

« Le "saucissonnage" finira lorsqu'on aura fixé avec les autorités les justes coût et tarif de transport et apporté des solutions aux problèmes de routes, de rackets et de contrôles entre autres », a élucidé M. Menié, souhaitant en définitive une fluidité permanente. D'après lui, les embouteillages constituent la cause principale du phénomène de "saucissonnage".

« Un chauffeur de taxi se doit d'atteindre un taux de recette journalière. C'est pourquoi, ne pouvant atteindre le montant exigé par son patron, à l'effet des embouteillages qui freinent considérablement son rendement, il se voit obligé de pratiquer le phénomène du "saucissonnage" pour compenser le temps perdu », a-t-il indiqué. Une situation qui n'arrange malheureusement pas les usagers des taxis - bus, obligés de payer le lourd tribut. « Nous subissons aujourd'hui une situation qui engage le gouvernement et les transporteurs. Que des solutions soient trouvées au plus vite.

Le gouvernement devra travailler les routes et mettre un terme à toutes les tracasseries dont seraient victimes les chauffeurs de taxis en général afin que tout redevienne comme avant », a souhaité Robert Mikombo, un habitué des taxis - bus, travaillant au centre - ville et demeurant au P.K12. Ce dernier, précise qu'il dépense en moyenne 1500 francs CFA par jour pour joindre son lieu de travail et vice versa. Sinon, 3000 francs CFA lorsqu'il veut emprunter les petits taxis. Alors que 4 ans en arrière il ne dépensait que 600 (taxis - bus) et 1000 francs CFA (petits taxis), pour boucler ce cycle.

L'un des rares chauffeurs de taxis - bus ayant répondu à cette problématique, a expliqué, sous le couvert de l'anonymat au journaliste de GABONEWS que : « la balle est entre les mains des gouvernants ».

Ce dernier a révélé qu'il verse au quotidien 35.000 francs CFA à son patron sans compter les frais du carburant et de l'entretien du véhicule qui ne sont pas inclus dans cette recette quotidienne. Le lundi 16 novembre dernier, le SYLTEG a enclenché une grève d'avertissement de trois jours pour protester contre le racket et les abus divers des policiers et gendarmes.

Cette grève, largement suivie par les taximen avait paralysé l'activité économique et sociale à Libreville et à Owendo avant d'être levée le même jour en fin de journée après l'ouverture des négociations entre les syndicalistes et les ministres de la Défense Nationale et celui de l'Intérieur. Le SYLTEG revendique environ 2500 adhérents alors que le parc de taxis de Libreville jumelé à celui d'Owendo compte environ 4500 véhicules.


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