Kinshasa — Le deuxième Forum Corée-Afrique tient ses assises du 23 au 25 novembre à Séoul, en Corée du Sud. Plus d'une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement des pays africains, dont la République démocratique du Congo, prennent part à cette rencontre pour le renforcement de la coopération entre le continent noir et le pays représentant la 10ème puissance économique mondiale.
L'Afrique se conjugue au féminin. Ce qui explique le mariage que chaque pays industrialisé voudrait contracter avec elle. Individuellement, pour des raisons diverses.
Ainsi, après France-Afrique, Chine-Afrique, Turquie-Afrique, l'heure est au mariage Corée du Sud-Afrique institué sous l'étiquette du «Forum Corée-Afrique» depuis 2006, année de la première rencontre des dirigeants coréens et africains.
Pour la seconde fois, les dirigeants africains et sud-coréens se retrouvent à partir de ce lundi 23 jusqu'au mercredi 25 novembre dans la capitale sud-coréenne Séoul, afin d'examiner le chemin parcouru depuis trois ans, ce qui n'a pas pu être fait en rapport avec les résolutions du premier Forum et, enfin, examiner les nouvelles perspectives pour les trois ans à venir dans l'objectif du renforcement des liens de coopération, notamment lors du dîner prévu entre les ministres des Affaires étrangères et de coopération internationale.
Raison pour laquelle le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, mais aussi les animateurs de certaines structures liées au développement de l'Afrique, notamment le NEPAD, l'UDEA, ont également fait le déplacement de Séoul où ils se retrouveront aux côtés des représentant des Nations unies, notamment du chef de la Commission économique pour l'Afrique de l'ONU.
La République démocratique du Congo est aussi au rendez-vous de Séoul avec une délégation forte de huit personnes et conduite par Raymond Tshibanda, ministre de la Coopération internationale et régionale. Les Congolais ont quitté Kinshasa dimanche pour la capitale sud-coréenne.
Raymond Tshibanda prendra la parole à cette tribune avant de rencontrer le président de l'Agence de coopération internationale de Corée (KOICA) pour s'assurer de la suite du plus grand projet que la Corée du Sud ait entrepris en République démocratique du Congo, à savoir la construction à Banana du port en eau profonde dont les études de faisabilité, selon des informations fournies par le représentant résident de la KOICA à Kinshasa, M. Ha Yoobin, ont pris fin il y a une semaine.
La RDC entend donc tirer un grand profit de l'expérience de la Corée du Sud qui, comme elle, a été colonisée, a connu des périodes de vaches maigres, avant de reprendre son essor pour se retrouver aujourd'hui 10ème économie mondiale.
La Corée du Sud, qui avait fermé son ambassade à Kinshasa pendant la période des turbulences qu'a connues la RDC entre 1995 et 2000, a rétabli de nouveau sa représentation diplomatique dans la capitale congolaise avec un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, afin de relancer une coopération tous azimuts et mutuellement avantageuse.
La présence du Bureau de la KOICA à Kinshasa est à ce point un signe d'une coopération multisectorielle pour le développement des deux pays et leurs peuples, ne cesse-t-on d'indiquer à la chancellerie sud-coréenne.

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