Afrique de l'Ouest: Le Festival du Sahel sous le charme de Baaba Maal et Nourra

La poignée de spectateurs ayant assisté vendredi à l'ouverture du premier Festival du Sahel est tombé sous le charme de la beauté du site et du spectacle auquel elle a eu droit. Baba Maal et Noura ont été à la hauteur des attentes d'un public attentif.

Lompoul, ce sont d'abord ces dunes de sable qui rappellent à bien des égards le désert. Pour y accéder, les festivaliers sont invités, à hauteur du village du même nom, de descendre des bus pour emprunter des véhicules plus adaptés à ce type de relief fait de sable mouvant à perte de vue.

Les visiteurs prennent ainsi d'assaut de grosses voitures affrétées par l'organisation ou alors des 4X4 habituées à emprunter ces chemins sans trop de dommages. Mais la nuit tombante ne permet pas cependant de se délecter de ces images que les habitués racontent avec beaucoup de délectation aux novices de ce lieu de farniente.

Quelques minutes après Lompoul, le site s'offre aux festivaliers. A l'accueil, de jeunes hôtesses souhaitent la bienvenue au visiteur et lui sert de guide. On découvre alors le site du Festival, qui s'étend sur des centaines de mètres. Le podium est à l'entrée et de la musique y est distillée en attendant les artistes programmés.

En longeant le site, on peut remarquer que des tentes sont dressées pour accueillir les festivaliers. Pieds nus pour la plupart, ils peuvent s'y recueillir selon leurs affinités et deviser allégrement en prenant leur dîner servi par de jeunes volontaires d'une école de tourisme de Saint-Louis.

Ici, tout est naturel. Même l'éclairage est assuré par des lampes tempêtes accrochées un peu partout à travers les tentes. L'ambiance est bon enfant et des éclats de rires sont perceptibles un peu partout entre amis à table ou assis à même le sol, comme chez les maures.

Malgré le retard accusé dans le démarrage des concerts, les festivaliers ne se plaignent pas et ne s'ennuient guère. Petit à petit, ils quittent les tentes pour le podium où les techniciens procèdent aux derniers réglages. Premier à ouvrir le bal, Mansour Seck berce le public de sa voix mélodieuse et limpide.

Les festivaliers, pour la plupart des touristes, manifestent leur contentement en esquissant des pas de danse. Trois à quatre tubes, le MC annonce l'arrivée sur la scène de Baba Maal qui promet la fête malgré le public un peu clairsemé à son goût.

Ce n'est qu'un début, il faut soutenir cette belle initiative et le leader du Dande Lenol ne rechigne pas à la tâche.

Le public communie avec lui et après une heure de prestation, il cède la place à la mauritanienne Nourra, pas du tout dépaysée de cet environnement qu'elle trouve sur place.

Le public découvre alors une chanteuse au talent pur, proposant une musique World avec une bonne présence des instruments traditionnels. Le public répète les paroles de cette talentueuse musicienne qui a séduit plus d'un festivalier.


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