Port Louis — Le Comité des droits humains des Nations-Unies déclare recevable une plainte de Rezistans ek alternativ
Avancée pour le mouvement Rezistans ek alternativ dans son combat pour éviter que les candidats aux élections soient obligés de déclarer leur appartenance ethnique. Le Comité des droits humains d 'ONU estime sa plainte recevable.
Revers pour le gouvernement mauricien. Le Comité des droits humains des nations unies juge recevable la plainte du mouvement de gauche Rezistans ek Alternativ.
Les dirigeants de ce mouvement réclamaient que les candidats aux élections ne devraient pas être contraints à préciser leur appartenance ethnique en faisant acte de candidature.
Actuellement, en vertu de la loi régissant l'organisation des élections, tout candidat doit mentionner dans son formulaire de candidature la communauté auquel il appartient. La législation électorale classe les Mauriciens en quatre communautés: Hindoue, Population générale, Musulmane, chinoise.
Cette classification permet selon le système électoral mauricien de repêcher un certain nombre de candidats battus, si leur communautés est sous représentée à l'Assemblée nationale après une élection.
Le mouvement Resistans ek alternativ avait contesté cette pratique devant les instances judiciaires à Maurice.
De nombreux Mauriciens soutiennent la démarche de Resistans ek Alternativ. Ces personnes estiment que dans une République, les électeurs ne sauraient être classés en catégories communautariste. Elles font aussi remarquer que depuis 1982, l'appartenance à l'une ou l'autre communauté n'est plus tenu en ligne de compte lors des recensements de la population.
Ainsi, personne ne peut, en 2009, dire le nombre exacte de Mauriciens appartenant à chacune des communautés. Par conséquent, estiment ces électeurs, il est difficiles dans ces conditions d'estimer la représentativité d'un groupe particulier à l'Assemblée nationale.
En 2005, le Full Bench de la cour suprême avait renversé un verdict du juge Eddy Balancy sur la contestation des onze membres de Rezistans ek Alternativ. Ces derniers, qui avaient refusé d'indiquer leur appartenance ethnique au moment de déposer leur candidature. Ces derniers s'étaient sentis lésés par la décision des Returning Officers de ne pas les inscrire. Ils en avaient appelé à la Cour suprême.
Le juge Eddy Balancy avait, le 10 juin, trouvé que leurs candidatures étaient recevables. Il avait sommé la commission électorale de les accepter.
Le mouvement Rezistans ek Alternativ a fait appel à la Commission des Droits de l'Homme des Nations-unies. La commission a déclaré que la plainte du mouvement est recevable.

Comments Post a comment