Tout a commencé dans la bonne humeur avec « Manakory nareo !» (bonjour tout le monde) et tout aurait dû se terminer avec « Good Bye », toujours dans la bonne humeur. Mais le public venu nombreux en redemandait encore.
Et les « gars », Mika et Davis, qui se sont apparemment préparés à de telles demandes ont su se montrer malins en gardant « Tsaiky jôby » (fille au teint sombre) et « Tso-drano » (bénédiction), deux morceaux au rythme dansant pour le bouquet « bonus ». À la demande de Davis, tout le monde se mettait debout au dernier morceau pour bouger et pour témoigner leur reconnaissance au groupe pour cette soirée musicale plus qu'époustouflante, vendredi soir, au Centre culturel Albert Camus.
Ces toutes petites 90 minutes ont permis d'évaluer la vraie performance d'un groupe en pleine marche vers le futur glorieux qu'il mérite. Effectivement, Mika et Davis, c'est une voix, un style, une mélodie, une vibration, un feeling. À travers une approche vivement électro-acoustique, le basesa traditionnel du duo tamatavien a parcouru différents horizons musicaux: le folk, le soul, le zouk love.
Belle fusion
La tendance néo-reggae s'affirme davantage à travers les nouveaux morceaux. Ce qui n'est pas étonnant, vu le nouveau look dread-locké de Mika. Hervé, le nouveau bassiste, apporte de temps en temps un groove presque metal, tandis que le soliste Tovohary demeure accro de sa touche funky-jazz. Mais avec le groupe, tout est super dosé pour aboutir à une belle fusion. Bref, une musique assez difficile à décrire mais qu'on peut appeler tout simplement « Mika sy Davis ».
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