Kinshasa — En tant qu'être humain, l'enfant doit bénéficier de tous ses droits. Pour prévenir toute violation, le REEJER veut approcher, non seulement les quartiers, mais aussi les communes. Ce qui permettra une bonne appropriation des droits par l'enfant lui-même et un respect de ceux-ci par l'adulte.
20 novembre 1989- 20 novembre 2009, 20 ans déjà depuis que la convention relative aux droits de l'enfant (CDE) a été adoptée.
Et, en marge de cette fête d'anniversaire, la salle paroissiale Sainte-Thérèse de N'Djili a servi de cadre à une manifestation organisée par le réseau d'éducation des enfants et jeunes de la rue (REEJER), en collaboration avec la commune de N'Djili. Les enfants du district de la Tshangu ont été conviés à cette rencontre.
Ayant comme mission la protection des enfants, le REEJER opte pour la prévention. Pays en voie de développement, la RDC fait un effort pour que les droits de l'homme soient respectés à tous les niveaux. En tant qu'être humain, l'enfant doit aussi bénéficier de ses droits reconnus à tous les citoyens. Bien que les droits des enfants soient respectés, il y a de ceux-là qui en abusent.
Car, il n'est pas concevable qu'à travers la seule ville de Kinshasa au moins 525 enfants se retrouvent chaque mois dans la rue.
Pour ce faire, le REEJER essaie d'approcher les quartiers et communes afin de permettre à l'enfant de connaître ses droits et aux adultes de les respecter.
Pour sa part, le bourgmestre de la commune de N'Djili, Senghor Mbiya, a soutenu que ce 20ème anniversaire «permet de comprendre que l'enfant a le droit de bénéficier d'une protection comme l'exige la CDE». Il a saisi cette occasion pour féliciter le parlement congolais pour avoir voté la loi portant protection de l'enfant ainsi que pour sa promulgation par le chef de l'Etat.
Pour donner un sens à la journée, le bourgmestre de la commune de N'Djili a procédé à l'installation du comité de parlement de N'Djili qui sera dirigé par un président, secondé par cinq vice-présidents, quatre secrétaires. Tous enfants et élèves habitant cette juridiction.
Unis comme un seul corps, ces enfants n'ont plaidé que pour une scolarisation gratuite. Du moins, pour ce qui est de l'enseignement primaire. Car, ont-ils déclaré, bon nombre d'entre eux ne sont pas scolarisés. Ceux qui le sont, n'étudient pas dans de bonnes conditions.

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