- L'Organisation de la femme arabe, présidée par Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l'Etat, fête l'événement en rendant hommage à la réalisatrice syrienne Raghda Chaârani
Le rideau est tombé hier soir sur la 14e session des Journées théâtrales de Carthage. Une session qui aura été marquée, comme l'a souligné Mohamed Driss, le directeur, par la célébration du centenaire du théâtre tunisien, de l'avènement de Kairouan, capitale de la culture islamique et du 100e anniversaire de la naissance de grandes figures de la culture et de la pensée islamiques dont Cheikh Fadhel Ben Achour, le poète Aboul Kacem Chabbi l'écrivain Ali Douaji et le grand artiste Hédi Jouini.
La cérémonie de clôture s'est déroulée au Théâtre municipal de Tunis en présence de M. Abderraouf Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine. Avec autant de monde qu'à l'ouverture au Colisée, onze jours plus tôt, la clôture de cette 14e session a réellement confirmé le slogan dont elle a fait son cheval de bataille «Théâtre sans frontières». Rien qu'à voir cette tour de Babel d'accents arabes des pays du Golfe, du Levant et du Maghreb, on se rend immédiatement compte que les frontières ont été bannies et qu'on est effectivement en plein coeur de la mondialisation.
Mohamed Driss a insisté, au début de son allocution, sur l'intérêt manifesté par le Président de la République pour le rôle que joue le volet culturel dans la consolidation des acquis de la République, avec notamment l'ouverture sur le monde extérieur et la promotion de la modernité comme facteur essentiel et garant de notre devenir. Par ailleurs, il a fait état de la grande affluence du public venu très nombreux à la découverte de ce qui se fait de nouveau dans le 4e art dans le monde arabe, en Afrique ou en Europe. Il s'est également félicité du grand nombre de femmes tunisiennes et arabes décideuses de la créativité dans la pratique théâtrale. Dix-sept femmes jouent aujourd'hui le rôle de locomotive en tant que directrices de troupes théâtrales. Un chiffre qui en dit long sur les progrès réalisés dans nos pays où il n'y pas si longtemps, des hommes interprétaient le rôle de femmes.
A l'issue du mot de bienvenue prononcé par le directeur de la 14e session, le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine a procédé à la remise des distinctions.
- Les récipiendaires étrangers :
- Assad Fodha, metteur en scène et acteur syrien
- Jihed Saâd, acteur syrien
- Zaher Wahbi, metteur en scène libanais
- Ayed Ziane Chérif, metteur en scène algérien
- Raed Mohsen, acteur irakien
- Dr Akil Mehdi, metteur en scène irakien
- Fawzia Aram, actrice irakienne
- Zoubeïr Béchir, écrivain marocain
- Georges Ibrahim, metteur en scène palestinien
- Youssef Blachi, metteur en scène omanais
- Hakim Harb, metteur en scène jordanien
- Les récipiendaires tunisiens :
- Taoufik Boughdir, journaliste et critique
- Ezzeddine Garouachi, écrivain
- Moncef Charfeddine, chercheur
- Tijani Zalila, écrivain
Et les acteurs et actrices suivants : Chédly Zarraâ, Rachid Gara, Abdelmajid Lakhal, Mohamed Ben Othman, Mongi Tounsi, Moncef Souissi, Abdelhamid Jelaïel, Mohamed Hédi Mernissi, Youssef Rekik, Anissa Lotfi, Sayed Allani, Aleya Tounsi, Najia Ouerghi, Hamadi Ben Othman, Halima Daoud, Ahmed Kochbati, Ahmed Senoussi, Latifa Gafsi, Noômane Hamda et Amel Safta.

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