Abidjan — Soro Mamadou, secrétaire général du Synesci (syndicat des enseignants du secondaire de Côte d'Ivoire) et porte-parole du mouvement des syndicats de l'enseignement secondaire général et technique de Côte d'Ivoire, a indiqué, ce lundi 23 novembre, dans le foyer du lycée technique d'Abidjan que la grève continue jusqu'au positionnement de leurs nouveaux salaires, fin novembre.
"Pas d'argent, pas de cours", a déclaré Soro Mamadou. La sortie sur le plateau du journal télévisé de 20 heures, le samedi 21 novembre dernier, de l'Inspecteur général de l'Education nationale, Ndri Kouassi, appelant les enseignants à la reprise des cours, ce lundi 23 novembre, n'aura servi à rien. Sinon à raviver la tension.
Réunis en assemblée générale extraordinaire, les acteurs du secteur éducation-formation ont disséqué cette déclaration qu'ils ont qualifié de « méprisante et d'injurieuse à leur intelligence ». Pour eux, cette déclaration du ministère est « nulle et de nul effet ».
Les enseignants du secondaire général et technique réclament à l'Etat l'application du décret 2009-208 du 29 juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur éducation/formation. En application de ce décret, ils exigent le reclassement intégral de tous les enseignants du secondaire. Et les payements des nouveaux salaires à la fin du mois de novembre. Les 1 424 délégués présents à cette assemblée générale extraordinaire ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la grève débutée depuis le 12 novembre dernier, jusqu'au payement intégral de leur dû. Pour ce faire, se référant à la l'article 3 du décret concerné qui "prend effet à compter du 1er novembre (et) abroge toutes dispositions antérieures contraires », ils rejettent en bloc la proposition du ministère de payer par portion de 50% les nouveaux salaires.
D'ailleurs, Soro Mamadou ne croit pas à la bonne foi du ministère de la Fonction publique et de l'Emploi. Qu'il accuse de créer les obstacles à l'application du décret alors que les enseignants ont payé « plus de 150 000 000 F cfa ». Pour, dit-il, doter « les services de ce ministère, en logistique nécessaire à l'achèvement, le 1er octobre, du traitement des dossiers de reclassement ».
En attendant, les établissements secondaires publics resteront fermés jusqu'à ce que le gouvernement accède à la demande des enseignants, a décidé l'assemblée.
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