Les protagonistes de la crise malgache, avec à leur tête, quatre hommes qui auront tour à tour, présidé aux destinées de la Grande Ile, n'arrivent toujours pas à s'entendre sur ce qu'il convient d'appeler, le partage du gâteau. A défaut de pouvoir se l'approprier pour soi tout seul, chacun use de tous les artifices pour s'accaparer de la plus grosse part. Et tous faisant leur cette logique de la part du lion, il en résulte fort logiquement une bien déplorable situation de blocage qui mène inéluctablement à l'impasse. Et pourtant ! Tant de sommets, de pourparlers, de médiations auront été menés, qui ont mobilisé tant et tant de personnes qui se seront commises à la lourde tâche d'aider à tirer Madagascar hors d'un bourbier qui le happe lentement mais sûrement. Et tout ce monde y aura cru, finalement, mis à part peut-être, les protagonistes de cette crise, qui se seront fait une bien ridicule fixation : arracher pour soi, à tout prix les postes clés d'un gouvernement en gestation.
Lorsqu'ils signaient l'acte additionnel d'Addis-Abeba, les médiateurs internationaux se rendaient bien compte que la transition malgache serait périlleuse. Et plus d'un était convaincu qu'un exécutif à quatre têtes partageant le pouvoir entre des mouvances qui se font la guerre depuis des années pourrait s'avérer délicat.
Mais ils avaient foi en la maturité politique des différents chefs de file et avaient sans doute aussi énormément misé sur leur capacité à surmonter la tentation facile de n'obéir qu'à de bien égoïstes intérêts pour se retrouver autour d'un essentiel qui fédère et sauve les Malgaches depuis si longtemps en plein désarroi. De toute évidence, ils auront surestimé le patriotisme des politiques. Et aujourd'hui, le résultat en est bien calamiteux. Et on se rend compte que bien qu'ayant fait le plus dur, la médiation aurait dû s'échiner au reste, et dans les détails : distribuer les différents postes ministériels, jusqu'au dernier. Cela aurait sans doute infantilisé et peut-être froissé l'amour propre de ces politiques qui jurent tous cependant de n'avoir en tête que la cause de la patrie, mais qui, dans les faits ne pensent qu'à des intérêts bien personnels d'abord. Le résultat que produit la somme de ces égoïsmes éhontés et intransigeants est là, bien visible par tous. On a comme l'impression d'assister à une bien vilaine querelle de gamins qui en viennent aux mains, se disputant un gâteau dont chacun tient à s'approprier la plus grosse part. A cette différence près, que des enfants, un jour, peuvent enfin entendre raison. On ne voit pas aujourd'hui comment résoudre l'équation malgache que l'égoïsme et l'intransigeance de ces leaders politiques auront bien malheureusement créée. Car cette crise aura fini par lasser tout le monde : le citoyen malgache, la médiation commise à cette tâche, la communauté internationale. Tous ont à présent comme un sentiment de lassitude qui le dispute à l'irritation. Maputo I, Maputo II, Addis-Abeba. On vole de ville en ville et de sommet en sommet pour se retrouver au final avec un zéro pointé. Plus que lassant, c'est révoltant.
Il faut espérer que l'UA se saisisse alors de la question et décide de mettre tout le monde d'accord. Fût-ce au moyen de sanctions. Ne serait-ce que pour éviter que l'on ne tombe de Charybde en Scylla. La grande muette qui est restée depuis un certain temps bien tranquille, pourrait finir par décider de régler elle-même la question. A sa manière. D'ordinaire, ses méthodes ne font pas dans la dentelle. Et qui plus est, lorsque les hommes en treillis entrent dans la danse, la fête peut tourner au vinaigre. Sur le continent africain, ce n'est plus, hélas, une hypothèse à démontrer. L'UA a le devoir de sauver la Grande Ile.

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you are right when you say that the African Union has to save Madagascar ,like every African country ! But this time not only by decision but by sending a task force to ensure security for the politician who are in jail and who are hunger striking and for the people who is suffering from insecurity ;because the miliary are not doing their duty and asking only for material advantages .