Avec la suspension de la réforme scolaire, la méthode d'enseignement change. Une réunion se tiendra bientôt à ce propos. Les changements affluent en matière d'éducation nationale. Après la suspension des réformes scolaires, concernant le prolongement du primaire à 7 ans, une modification de la méthode d'enseignement est en cours.
Le ministère de l'éducation nationale à travers l'Institut national de formation pédagogique (INFP), convoquera tous les formateurs de l'île, lundi prochain. « Ce rendez-vous est fixé pour donner des consignes sur la nouvelle approche de formation à adopter. Mais nous espérons la tenue prochaine du conseil national de l'éducation pour définir toutes les mesures à prendre », annonce Albert Randriamarolahy, directeur de l'INFP, évitant de donner plus de détails sur cette prochaine rencontre.
Risque de confusion
Pour les formateurs, cette rencontre définira la nouvelle approche. « La décision prise, risque de semer la confusion auprès des formateurs et enseignants qui ne savent plus où donner de la tête. Comme aucun enseignant semi-spécialisé ne sera plus formé, l'approche changera aussi pour les cinq ans à venir », explique un formateur pédagogique.
Pour le moment, les enseignants des écoles primaires et secondaires essaient de jumeler l'Approche par compétence (APC) et l'Approche par situation (APS) initiées depuis des années avec les réformes scolaires.
« L'usage de l'APS est classique surtout au niveau des élèves. Pour l'APC, elle est nécessaire durant les examens. Un changement d'approche risque de pénaliser les enseignants s'ils ne reçoivent pas de formation », laisse entendre Victor William Rajoarihery, président national de l'association des enseignants communautaires Fram, optimiste sur le changement.
Mais certains enseignants ne sont pas d'accord sur cette mesure. « Un nouveau changement risquerait de bouleverser aussi bien les enseignants que les élèves, otages de la politique gouvernementale. Déjà, beaucoup d'enseignants ne maîtrisent pas encore les méthodes utilisées auparavant, donc, apprendre une nouvelle méthode leur serait impossible », explique Jeannine Ravelonasy, enseignante en CM2 dans une école primaire de la capitale.
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