Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
Boury Sock
24 Novembre 2009
Banjul — La conseillère en genre pour le Nouveau partenariat pour le développement (NEPAD), Rosalie Lô, rêve de voir les femmes africaines devenir "de véritables chefs d'entreprise", grâce au Fonds NEPAD/Espagne mis en place pour le renforcement des activités économiques des femmes.
"Nous voulons que les femmes rêvent et voient gros. Qu'on pense à une génération de femmes génératrices de richesses", a-t-elle déclaré récemment à Banjul (Gambie), à l'occasion de la 8ème Conférence régionale sur les femmes Beijing+15 qui s'est tenue du 15 au 20 novembre dernier.
"Nous voulons qu'il y ait des femmes entrepreneurs capables de pérenniser leurs richesses et les léguer aux générations futures", a encore insisté Mme Lô, prenant le contrepied de ceux qui pensent que "les femmes sont analphabètes et incapables de diriger une entreprise".
Elle a invité les femmes à s'informer davantage sur les opportunités que leur offre le Fonds NEPAS/Espagne d'un montant de 50 millions d'euros (près de 32 milliards de francs CFA) pour une période de cinq ans.
Le Royaume d'Espagne, dans le cadre de son appui au Mécanisme africain pour le développement, a signé un protocole d'accord pour le financement du fonds à raison de 10 millions d'euros (6,5 milliards de francs) par an sur une période de cinq ans.
Rosalie Lô a aussi souhaité que l'information soit démocratisée et plus accessible aux femmes pour leur permettre de bénéficier d'un encadrement et de l'appui nécessaires mais surtout pour renforcer techniquement leurs capacités économiques.
Elle en appelle à la mobilisation et aux efforts de tous afin que le fonds ne soit pas comme les autres. "Nous devons l'accompagner avec des outils et un mécanisme de suivi pour une meilleure utilisation", a-t-elle dit.
La finalité, selon elle, c'est de sortir du micro et tirer les petites et moyennes entreprises vers de grandes industries pourvoyeuses d'emplois et génératrices de richesses.
L'autonomisation et l'indépendance financières des femmes dépendent à, a-t-elle dit de leurs "capacités à voir gros" et d'évoluer vers les grandes unités industrielles pour vaincre la pauvreté et se tourner résolument vers le développement.
"La volonté et l'engagement ne manquent pas, le problème c'est d'outiller les femmes en termes de formation, d'information et d'encadrement et de mettre à leur disposition des ressources financières conséquentes afin qu'elles réalisent leur rêve", a-t-elle dit.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.