Dakar — Les investissements considérables dans le domaine routier risquent d'être mis à mal si des mesures importantes ne sont pas prises rapidement pour en assurer la protection, a soutenu mardi à Dakar le chef de la délégation de l'Union européenne (UE) au Sénégal.
"Les financements considérables de l'Etat, de l'UE et d'autres bailleurs de fonds risquent d'être mis à mal, si des mesures importantes ne sont pas prises rapidement pour assurer la protection de ces investissements", a notamment déclaré Gilles Hervio au cours d'une signature de convention entre l'UE et le gouvernement sénégalais.
"Des études récentes ont montré que la durée de vie de nombreuses routes neuves ou réhabilité, espérée à 15 ans en moyenne, se réduirait à 5 voire 3 ans en raison des surcharges de certains transports de marchandises", a-t-il fait remarquer.
"Il est primordial de mettre en place un système effectif de contrôle des charges à l'essieu", a-t-il indiqué, en plaidant pour qu'un accord intervienne rapidement entre le Mali et le Sénégal sur la mise en place de contrôles effectifs du port de Dakar jusqu'aux frontières.
M. Hervio a ainsi assuré de l'engagement de l'UE à financer l'achat de pèses essieux mobiles dans le cadre du projet routier Mbirkilane -Tambacounda. Selon lui, "c'est un premier pas, mais évidemment insuffisant".
"Il me plaît de saluer les efforts consentis par le gouvernement du Sénégal pour la mise en place du Fonds d'entretien routier autonome. L'augmentation des fonds alloués à l'entretien est remarquable -environ 45 milliards prévus en 2010", s'est il réjoui.
"Il convient de rester vigilant pour que ces engagements financiers se concrétisent par des allocations réelles, en ces temps de raréfaction des recettes publiques", a fait savoir le chef de la délégation de l'UE.
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