L'Ong Akina Mama Wa Africa aborde une phase cruciale dans la promotion du leadership féminin. Elle compte identifier des femmes pour leur offrir une formation.
L'Ong Akina Mama Wa Africa (Amwa) milite pour un recentrage de la femme au sein des instances de décisions des partis politiques. La création de l'Institut de leadership pour les femmes africaines (Ilfa) entre dans ce cadre. En effet, depuis sa création en 1985, Amwa a formé, selon sa vice-présidente, Ngoné Diop, 3.000 femmes. Certaines sont devenues des leaders d'opinions dans leurs pays respectifs. Leur combat est légitimé par l'idée selon laquelle « l'accession des femmes aux instances de prise de décision est d'une part facteur de développement. Et, d'autre part, elles sont porteuses d'espoir ». Mieux encore, les femmes sont, aux yeux de Mme Diop, « celles qui prennent plus en compte les préoccupations des populations ».
On comprend dès lors que pour atteindre les objectifs qu'elles se sont fixés, l'Ong a dressé des critères assez sélectifs pour la formation de ses bénéficiaires. Pour cette première au Sénégal, seul une vingtaine de femmes rigoureusement sélectionnées sont invitées a plancher au cours d'un séminaire sur la thématique : « De l'engagement à l'action : traduire le travail normatif en un changement positif dans la vie des femmes ».
L'autre souhait de la vice-présidente d'Akina Mama wa Africa (Amwa), Ngoné Diop, est d'amener les autorités politiques à « criminaliser toute forme de violences faites aux femmes ». Une telle disposition, selon elle, permettra à défaut de résoudre le fléau, de le contenir. « Cette mesure, soutient-elle, est éminemment importante, car elle va décourager ceux qui sont tentés de commettre des forfaits ». Pour elle, si on parvenait à criminaliser les violences faites aux femmes, ceci aura un « impact psychologique important » chez les femmes. Mais aussi, elles auront « le courage de dénoncer leurs bourreaux ». La présidente est pour la sensibilisation sur toutes les formes de violences dont les femmes font l'objet. « La répression doit aller de pair avec la sensibilisation », plaide Ngoné Diop.

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