Kinshasa — Le drame qu'a connu la cité de Dongo au mois d'octobre dernier, a fait séché toute la localité du Sud- ubangui, dans la province de l'Equateur. Se sentant en insécurité, la population préfère rester ailleurs que dans la cité de Dongo.
D'après OCHA, la cité de Dongo se déguise en fantôme parce que tous les marchés sont saccagés, meubles brisés, champs dévastés, etc. Rien n'est épargné dans cette cité, qui ne fait que sortir des odeurs nauséabondes des personnes tuées dans l'affrontement. Cette situation fait que la population civile devienne rare. La majorité de celle-ci s'étant réfugiée de l'autre coté du fleuve Congo et dans les localités voisines de Dongo.
Pendant ce temps, l' ONG de Nations Unies, cherche les moyens d'inhumer les morts avec l'aide des chefs coutumiers de cette localité. Le dernier rapport publié par cette institution de Nations Unies, montre que la Cité de Dongo présente des risques des maladies à cause de la présence de plusieurs cadavres qui traînent encore dans les rues de cette localité.
En attendant, la cité est sous contrôle des éléments de la Police d'Intervention Rapide (PIR) et des militaires de la MONUC. Ceux-ci, tentent de rétablir la sécurité après les affrontements meurtriers ayant opposé la police aux jeunes gens armés du clan Enyele, le 30 octobre dernier. Interrogée, la population dit que la situation actuelle à Dongo ne permettra pas leur retour.
Par ailleurs, le Gouvernement congolais, assiste déjà les réfugiés. D'ici là, une seconde mission sera urgemment dépêchée dans la localité de Dongo pour répondre efficacement aux besoins humanitaires qui s'y posent. « Beaucoup d'efforts sont déployés pour accroître les chances de retour des déplacés et réfugiés du Congo Brazzaville », a déclaré le porte parole du Gouvernement, le ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende. Chérry Mwanda
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