Kinshasa — Réuni en sa 14ème session de formation à Kinshasa, le Réseau des femmes des entreprises du Congo (Refec) s'engage à renforcer les capacités des femmes dans les domaines de l'activité de l'entreprise tant sur les principes du Genre que de la bonne gouvernance. Mme la ministre provinciale de l'Education, Genre et Environnement, Thérèse Olenga, a procédé, le lundi 23 novembre 2009, à l'ouverture des travaux de la 14ème session de formation sur « la bonne gouvernance et le rôle de la femme travailleuse pour une contribution déterminante à la productivité de l'entreprise ». La salle paroissiale Notre Dame de Fatima, située dans la commune de la Gombe, sert de cadre à ces assises dont les travaux seront bouclés le 27 novembre 2009.
Mme la coordinatrice générale adjointe du Refec, Agnès Mwat Nawej, a fait un constat à mer selon lequel les femmes occupent très peu de postes au sein des instances décisionnelles en République démocratique du Congo. Car, a-t-elle déploré, au regard des statistiques actuelles, le taux des femmes dans ces postes de commandement reste encore très faible, malgré quelques avancées significatives enregistrées.
COMPETITIVITE
Cet écart constaté nécessite encore, selon Agnès Mwat Nawej, un renforcement des compétences des femmes évoluant au sein des entreprises. Et cela, dans le but de développer en elles de nouvelles expertises pour une « meilleure compétitivité professionnelle » vis-à-vis de son collègue masculin.
Raison pour laquelle, le Refec, à travers cette 14ème session, s'est engagé à conférer aux femmes occupant des postes clés dans des entreprises congolaises, des aptitudes et connaissances nécessaires pour une meilleure pratique de la bonne gouvernance et atteindre effectivement la productivité dans leurs entreprises respectives.
En clair, il sera question pour cette organisation congolaise regroupant les femmes travailleuses, d'offrir à ces dernières l'opportunité de développer des réflexes de transparence dans leur rôle au sein de l'entreprise ; renforcer leur savoir faire dans l'exercice de certaines fonctions relevant des responsabilités stratégiques au sein de l'entreprise ; amener ces femmes à savoir effectuer des analyses critiques et le suivi de la productivité dans leurs entreprises ; renforcer leurs capacités de faire l'état des lieux de la gouvernance de leurs entreprises en vue d'une éventuelle amélioration du bilan de cette gouvernance ; développer dans le chef de ces femmes de nouvelles expertises pour mieux s'adapter et répondre aux différents défis que présente la réforme des entreprises en RDC.
BONNE GOUVERNANCE
La bonne gouvernance, a fait observer la coordinatrice générale adjointe du Refec, figure parmi les facteurs couramment évoqués et largement recommandés aux entreprises ayant comme préoccupation la maximisation de leur productivité. C'est dans ce contexte qu'elle a démontré qu'une entreprise bien gouvernée a plus de chances de faire face à cet objectif de maximisation de la productivité. Mme Agnès Mwat Nawej a invité les participantes à considérer la bonne gouvernance comme une culture afin de l'observer à travers les comportements et attitudes de chaque agent. Cela, dans le cadre des rôles respectifs joués dans différents secteurs. Car, a-t-elle ajouté, cette « culture » constitue un défi majeur à relever à tout prix dans la plupart d'entreprises en RDC. Cette réforme, a indiqué Agnès Mwat Nawej, est d'abord juridique et de gestion ; elle s'avère un facteur non moins important, susceptible de permettre aux entreprises de générer des recettes dont a besoin le gouvernement congolais pour la réalisation de sa politique. « Ainsi, l'organisation de cette 14ème session vient donner à la femme les moyens de soutenir efficacement la réforme des entreprises en cours en RDC par les connaissances nouvelles dans la gestion des ressources humaines », a fait savoir Mme Agnès Nawej.

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