Les débats relatifs au budget de l'Etat pour l'année à venir constituent une occasion supplémentaire pour l'éclosion d'une discussion franche, constructive et responsable entre les pouvoirs législatif et exécutif.
Des échanges imprégnés de courtoisie, d'objectivité et de bonne volonté s'établissent ainsi entre ces deux pouvoirs dès les travaux des commissions concernées au sein du Parlement, avec pour objectif commun l'intérêt suprême de la nation.
Avec l'amendement de la Constitution en 2002 introduisant le bicaméralisme au sein du pouvoir législatif, ces échanges sont devenus plus denses. Aux discussions dans les commissions de la Chambre des Députés se sont ajoutées celles ayant lieu au sein des commissions de la Chambre des Conseillers. C'est une garantie supplémentaire pour que les choix du gouvernement puissent être défendus et révisés, au besoin, dans un esprit de concertation qui se poursuit dans les plénières avant le vote final.
Représentant l'ensemble du peuple, le député joue un rôle de première importance dans ce processus. La conscience qu'il a de la responsabilité qu'il endosse de par son statut lui impose une clairvoyance et une rigueur qui se doivent d'être à tous points de vue exemplaire. Ce qui se constate en Tunisie depuis des années déjà.
Le pluralisme, qui vient d'être consolidé grâce à une meilleure présence de l'opposition au sein de la première Chambre, mais aussi dans son aspect social et culturel grâce à une meilleure présence de la femme et des jeunes, porte déjà ses fruits. On ne peut donc que se féliciter de la justesse des choix du Président Ben Ali qui a toujours oeuvré pour ce pluralisme effectif et responsable grâce, notamment, à toutes les mesures visant de plus en plus le soutien aux partis politiques afin qu'ils puissent jouer leur rôle en toute sérénité.
A côté de l'harmonie qui règne au sein du pouvoir législatif et entre lui et l'exécutif, l'on ne peut que relever la consolidation de la culture de l'émulation garante d'une dynamique féconde à tous points de vue.
Ainsi le niveau des interventions est en train de s'améliorer de session en session et les idées exposées de plus en plus enrichissantes et positives. A preuve, la qualité toujours meilleure des discussions au cours des séances de dialogue avec le gouvernement, ainsi que la profondeur et la pertinence des questions tant orales qu'écrites adressées au pouvoir exécutif.
La mise en place des groupes parlementaires a introduit, elle aussi, au sein de la première Chambre de nouvelles pratiques à même de conférer plus de discipline et de perspicacité dans l'action des représentants du peuple, pour le bien de tous.
Tout cela ne peut que renforcer le sentiment de sécurité du citoyen quant à son avenir et l'avenir de la démocratie accédant sûrement,dans notre pays, à une saine maturité.

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