Des sociétés non identifiées déversent des produits halieutiques avariés à proximité des habitations dans cette localité.
Les populations de la localité de Nkol-Anga'a sur la route de Yaoundé Mfou vivent un calvaire depuis quelque temps. En effet, suite au déversement des produits halieutiques avariés, par une société non identifiée, le coin est irrespirable.
Dans ce village et ses environs, ce que les populations ont cru être au départ une manne tombée du ciel, s'est très transformé en cauchemar. Vendredi, 13 novembre 2009 par exemple, à l'heure du réveil, l'un des bosquets qui jouxtent le village, était quasiment bondé de poissons en état de décomposition, déposés au petit matin, par des individus à bord d'un camion.
La majorité des femmes du village s'y sont ruées. Un ramassage suivi d'une cuisson immédiate dans la plupart des cas. D'autres par contre, ont pris le parti de le conserver par séchage. Deux ou trois jours plus tard, le village s'est enrichi d'un deuxième camion de poissons avariés. Cette fois, la forte odeur a dissuadé les habitants de cette petite bourgade située dans la périphérie de Yaoundé de s'y jeter. Eux qui depuis au moins 48h, souffraient un véritable martyr, puisque l'air était devenu quasiment infect et fétide. Les habitats plus exposés au site pollué, n'ont pas eu d'autres solutions que d'abandonner leurs habitations.
Dans le coin, la forte odeur de pourriture, laisse dire aux populations qui ont saisi les autorités sanitaires de Mfou, qu'elles s'exposent au moins à une épidémie. Selon des informations lesdits responsables qui disent mener des enquêtes, leur ont donné des conseils dont la non consommation de ces produits en proie à la putréfaction. Et pourtant, lors de cette intervention, des populations (nourrissons, enfants, hommes et femmes) avaient déjà, soit consommé ce poisson, soit inhalé pendant de longues heures les effluves de ces produits avariés.
Les risques d'exposition à ces déchets sont plus élevés, croit savoir le Dr Mbarga interrogé, pour des femmes enceintes et celles qui allaitent. «Ceci augmente considérablement les risques de problèmes sanitaires», a souligné le Dr Mbarga qui suggère aux populations de se débarrasser de cette pourriture même si pour lui, l'autre risque serait de l'aborder sans faire appel à une expertise avérée. En attendant de savoir la provenance de ces produits impropres à la consommation, les riverains de Nkol-Anga'a vivent le martyr surtout que d'après des informations recueillies à bonnes sources, d'autres sites dans les environs, au voisinage du collège Monti par exemple, ont reçu ces dépôts d'un autre genre.

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