Abdou Karim Sawadogo
25 Novembre 2009
Du 25 au 26 novembre 2009, se tient à l'université de Ouagadougou, un atelier d'évaluation à mi-parcours du Programme cadre national 2007-2011 sur l'utilisation de l'énergie atomique au Burkina Faso. La mise en oeuvre concertée et réussie de la Coopération technique avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) constitue l'enjeu de la rencontre.
Après son adhésion aux statuts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en 1998, le gouvernement burkinabè a élaboré un Programme cadre national (PCN) dans lequel il a identifié, pour la période allant de janvier 2007 à décembe 2011, les principaux secteurs d'activités pour les applications nucléaires pouvant jouer un rôle important dans le développement socioéconomique du pays.
Signé d'accord-partie en février 2007 entre notre pays et l'AIEA, le PCN s'exécute sous forme de projets nationaux à cycle biennal (2007-2008) et triennal 2009-2011) ou de projets régionaux dans le cadre de l'accord régional de coopération pour l'Afrique, sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA).
Les secteurs d'activités concernent le développement rural (agriculture, environnement, élevage), la santé humaine, l'énergie, la recherche scientifique, etc. C'est pour évaluer le PCN, à mi-parcours, que le Secrétariat technique à l'énergie atomique (STEA), qui joue le rôle de point focal national auprès de l'Agence, a organisé un atelier qui se tient à Ouagadougou les 25 et 26 novembre 2009.
Dans son allocution d'ouverture, le conseiller technique du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Loya Kako, a relevé que l'assistance technique de l'AIEA ne porte que sur la formation des ressources humaines et les fournitures des équipements nécessaires à l'application des technologies nucléaires.
Ce qui ne serait pas de nature à faciliter la mise en oeuvre des projets si des mesures appropriées ne sont pas prises. C'est pourquoi il a invité les participants à discuter des contraintes rencontrées et d'y proposer des stratégies, des outils et des mécanismes idoines.
Il les a exhorté à réfléchir sur des problématiques émergeantes de développement tels que la riposte ou l'adaptation aux changements climatiques, le renforcement des capacités nationales à travers la promotion de l'enseignement et de la recherche en sciences et technologies nucléaires, la thérapie du paludisme et du cancer, et nous en oublions. Ces préoccupations pourraient être inscrites dans le prochain PCN 2012-2016.
A en croire le secrétaire permanent de STEA, Badiori Ouattara, l'AIEA, en matière d'équipement et de formation, a investi 2 milliards de nos francs. Il appartient donc à notre pays, selon lui, de travailler à la mise en oeuvre de ces projets qui pourraient être intégrés dans les plans d'actions des diffétrents ministères au lieu de les laisser isolés.
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