Les autorités militaires en appellent à la formation rapide du gouvernement. À les entendre, les troubles politiques ne permettent pas aux forces de l'ordre d'accomplir leur mission.
La hiérarchie militaire sort de sa réserve. Face au retard pris dans la formation dugouvernement, les principaux responsables des Forces armées lancent un appel pressant aux mouvances politiques. Ils réclament la formation rapide du gouvernement.
«Nous exigeons une solution rapide pour la mise en place du gouvernement», a déclaré, hier, le général André Ndriarijaona, chef d'État major général de l'armée (Cemgam) à Andrefan' Ambohijanahary. Il a été, pour l'occasion, entouré du général Bruno Razafindrakoto, commandant général de la gendarmerie, et de plusieurs autres officiers supérieurs.
Nombreuses missions
Dans le communiqué lu à la presse,les responsables déplorent «les tergiversations et les retards qui tuent à petit feu la population». Retard qui, à en croire le communiqué, gêne les Forces armées dans l'exécution de leurs «nombreuses missions», notamment celle d'assurer la sécurité dans leszones rurales. «Les Forces de l'ordre sont retenues dans les centres urbains pour y maintenir l'ordre devant les troubles politiques», a poursuivi le Cemgam.
Le communiqué, occultant les autorités ministérielles de tutelle de l'armée et de la gendarmerie, rassure de l'unité des forces armées sous l'autorité d'un seul homme.
«Selon l'acte additionnel d'Addis-Abeba, Andry Nirina Rajoelina est ( ) le chef suprême des armées», a annoncéle Cemgam, fraîchement promu général par le président de la Transition.
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